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LolivierParticipantQuel est votre diagnostic en médecine chinoise sur la base de cela ?
LolivierParticipantBonjour Mellie-May,
Je vous invite à creuser un peu plus du côté de l’historique des symptômes de votre patiente.
Si c’est bien une polyarthrite rhumatoïde (d’ailleurs, qui affirme cela ? vous ? votre patiente ? un rhumatologue ?), il est curieux que les déformations soient apparues comme cela, sans signes inflammatoires avant-coureurs.
N’y a-t-il eu aucun signe de douleurs, de diminution de mobilité, de gonflement de ces articulations avant les déformations ?
Il est important de bien explorer ces pistes, car les déformations articulaires surviennent dans les stades avancés de la PR et non comme signes précurseurs.
S’il n’y a vraiment eu aucun de ce genre de symptômes par le passé, il faut s’interroger si c’est bien une PR.
LolivierParticipantBonjour Cantaline,
Pour que nous vous aidions, il faudrait que vous nous donniez des informations sur votre patiente. Quels sont ses signes et symptômes, comment est son pouls, sa langue… etc ?
LolivierParticipantBonsoir Anne,
Je pense qu’il s’agit fondamentalement de la même fonction.
Toutefois, l’action d’apaisement du Coeur/Shen de Fu Ling s’appliquera dans les cas où l’agitation du Shen est liée à une déficience du Qi du Coeur ou à la présence de Tan qui perturbe le Coeur.
Dans le cas de Mai Men Dong, il s’agira plutôt d’une situation de déficience en Yin qui sera compensée.Au passage, Fu Shen (le coeur de la racine Fu Ling) a une meilleure action d’apaisement du Shen que Fu Ling.
LolivierParticipantBonjour Bérénice,
Je vais répondre à la principale question que vous posez :Après avoir lu ces échanges multiples et variés, je me permets de vous soumettre ces quelques questions qui, à mon sens, n’ont pas été abordées :
De quelle façon, la confiance en soi, peut-elle palier à un manque de connaissances ?
La réponse est simple : elle ne le peut pas.
Et je pense que nulle part dans ce fil de discussion, cela n’a été suggéré.
Il est évident que des connaissances solides, constamment remises à jour, enrichies, renouvelées, sont une nécessité pour se prétendre thérapeute (de quelque méthode qu’il s’agisse, en fait) et aspirer à prendre en charge la santé d’autrui.Personnellement, je me réjouis de voir apparaître des offres d’emploi telles que celle que vous évoquez et, surtout, avec les pré-requis qui y sont listés.
Ceci ne pourra qu’avoir une influence positive sur les formations qu’offrent les diverses écoles de médecine chinoise et qui sont aujourd’hui encore, tout le monde le sait, trop insuffisantes.Après, même avec des connaissances solides, un débutant reste un débutant. Et c’est à ce niveau que l’expression, ou non, d’une certaine confiance en soi peut faire une différence.
LolivierParticipantToanve26,
Je voudrais t’apporter mon témoignage, car je pense qu’il pourra éclairer ta lanterne.
Je suis praticien de médecine chinoise installé depuis bientôt 3 années et toujours en vie !
Comme toi, au départ de mon installation, absolument abandonné par mon école après avoir été diplômé, complètement ignoré par le syndicat auquel j’étais affilié alors (ce n’était pas l’osmc, comprenne qui pourra…), je me suis lancé dans l’aventure de la création d’un cabinet.
Comme toi, à la fois plein de bonne volonté, de compassion pour mes patients, mais aussi, perclus d’incertitudes et de doutes, je pratiquais des prix « sacrifiés » pour le soi-disant bien de mes patients. Quelle erreur !!!
Le manque de résultats significatifs, l’impression d’absence de confiance en moi que j’inspirais à mes patients ont failli me coûter la peau !
Aujourd’hui, après bien des réflexions, des remises en cause, voilà comment je fonctionne :
Je pratique un tarif fixe pour la 1ère séance durant laquelle je fais mon bilan. La séance dure environ 1h et s’achève toujours par l’établissement d’un plan de traitement en accord avec le patient. Ce plan de traitement comprend un nombre de séances global, ainsi qu’une fréquence hebdomadaire évolutive (2-3 fois par semaine au départ, puis une diminution progressive). L’organisation globale est fonction du type de problème dont souffre le patient : pour faire simple, plus le problème est chronique, plus le nombre de séances sera élevé.
J’explique systématiquement au patient l’importance du nombre de séances, ainsi que celle de la fréquence des traitements.
A partir de là, le patient a le choix d’adhérer ou pas à ce principe. Il ne faut pas oublier qu’il faut être 2 pour obtenir une guérison : le thérapeute ET le patient.
S’il y adhère (et il le fait souvent, car il suffit de lui expliquer), je peux garantir un minimum de résultats. Dans le cas contraire, j’en reviens au bon vieux système du tarif individuel à la consultation, mais SANS garantir de résultats : le patient prend ses responsabilités et je prends les miennes…
Et bien tu sais quoi ?! ça marche ! Tu serais étonné de constater tout ce qu’un patient est prêt à faire pour sa santé à partir du moment où on lui explique les choses. Y compris sur le plan financier. Par contre, il t’en voudra toujours de lui faire perdre son temps et son argent.
Donc, voilà mon conseil : fait preuve de pédagogie avec tes patients et, surtout, fait ce qu’il faut pour le guérir ! (même si, au départ, il faut vaincre ses réticences… il finira par te remercier lorsque les résultats seront au rendez-vous). En revanche, il t’en voudra TOUJOURS de ne pas l’avoir « bousculé » et de ne pas l’avoir aidé à guérir.
LolivierParticipantJ’ai ce livre. Il est décevant. Ce n’est en fait qu’une compilation des rares livres sur le sujet en anglais. Il n’apporte rien, simplement les mêmes infos dans une autre présentation. Je peux te revendre le mien si tu veux. Contacte moi en privé.
Je te trouve sévère, Philippe. Certes, il n’apporte rien de nouveau, mais je trouve que c’est finalement une synthèse intéressante des différents ouvrages déjà existants. Il apporte des éléments d’explication quant aux indications des différents points selon les différentes méthodes holographiques de projection et les différentes relations subtiles entre canaux (méridiens).
En comparaison, j’ai trouvé les ouvrages de Young, par exemple, plus « difficiles » à lire. Il faut faire un travail d’interprétation perpétuel pour comprendre l’usage qu’il fait des points de Tung. Il est plus agréable de travailler avec le livre de Ross et McCann.
M’enfin bon, les goûts et les couleurs… 😉
LolivierParticipanten plus des causes “classiques” d’impuissance :
– surpression du qi du foie
– vide du yang des reinsVide de yin des reins, aussi
y en a t il d’autres ??
– humidité-chaleur ?
– stase de sang ?Oui, pour les deux
Quelle est la cause la plus probable d’après vous ?
Je ne pense pas que des études de probabilités soient utiles. Chaque cas est unique, comme d’habitude.
Mais, les pistes à explorer sont clairement shao yin, jue yin et tai yin.
LolivierParticipantLe coup de l’orteil est dans l’illusion de votre question : pourquoi qualifiez-vous cet incident de fortuit ? Réfléchissez à ça.
C’est promis, je penserai à vous, Trebor, les prochaines fois que je me cognerai…
J’espère ne pas développer un conditionnement pavlovien malheureux par la même occasion ! 🙂
LolivierParticipantObjection Lolivier, si vous n’avez pas de stagnation préalable, vous n’avez aucune raison de vous cogner le gros orteil contre le pied d’une table.
J’avoue que là, il faut que vous m’expliquiez… en quoi un incident fortuit est-il le signe d’une stagnation de qi préalable ?!?
Quant à dire que stagnation, nouure ou surpression sont une question de degrés, c’est aléatoire.
Certaines caractéristiques du pouls ou des éventuelles douleurs ressenties par le patient peuvent nous permettre de nuancer notre diagnostic (stagnation vs nouure). Cela dit, je suis d’accord : cela peut être vu comme du « pinaillage ». Mais, si la terminologie chinoise distingue ces différentes notions, c’est que cela doit faire sens, non ?
Dès qu’il y a des sentiments refoulés, il y a un qi du foie qui circule mal, le mot que vous y mettez est secondaire
Je ne dis pas le contraire. J’affirme simplement que l’inverse (qi du foie qui circule mal = sentiments refoulés) n’est pas toujours vrai. Je répondais en cela à l’interrogation de Bakonu concernant la problématique ben/biao.
LolivierParticipantEt de tous ces mécanisme, peut-on dire que le seul moment où la stagnation est un syndrôme ben est celui dû aux causes émotionnelles, et que dans tous les autres cas, c’est un syndrôme biao?
Il est clair que les facteurs émotionnelles sont des causes fréquentes de surpression du foie/stagnation du qi, mais lorsque tu te cognes un orteil contre le pied d’une table, la douleur ressentie est due, en médecine chinoise, à la stagnation du qi, à la stase du sang et à la perturbation du réseau des canaux/méridiens qui en découle.
Cette stagnation du qi est au ben, mais n’a aucune cause émotionnelle…
LolivierParticipantDonc, c’est plus une question de sévérité ou non de la maladie qui permet de différencier une surpression d’une nouure?
Oui, en effet
mais les 2 peuvent avoir comme origine les émotions et/ou un vide de sang, c’est bien ça?
Oui pour les émotions ou le vide de sang, mais il existe d’autres mécanismes susceptibles d’engendrer cette surpression :
un vide du yin du foie et des reins (version aggravée du vide de sang)
une déficience du feu ministre (vide de yang des reins)
un vide de qi de rate
une stase de sang
une stagnation alimentaire
l’humidité
le tan
un blocage par un pervers externe
LolivierParticipantDonc, j’embraye pour finaliser ma compréhension. On vient donc de parler de la surpression et stagnation du Qi du foie (gān yù qì zhì).
D’un point de vue, du mécanisme pathologique, qu’est ce qui est différent avec la stagnation et nouure du Qi du Foie (gān qì yù jié)?
Le mécanisme pathologique est le même, pour ainsi dire. Si la qualité de circulation du Qi n’est que légèrement altérée, on parlera de surpression du foie et de stagnation du qi (gān yù qì zhì). Si la qualité de circulation est davantage détériorée, allant par endroit jusqu’au blocage du qi, on préfèrera parler de stagnation et de nouure du qi du foie (gān qì yù jié).
LolivierParticipantA ma connaissance, rien en français sur le sujet.
En langue anglaise : « Sports Acupuncture » par Mukaino Yoshito
LolivierParticipantUne langue n’est pas soit tendre, soit rigide. Elle est « plutôt » l’un, ou « plutôt » l’autre. Il faut raisonner yin/yang…
De toute manière, il ne faut pas non plus faire de fixation sur ce critère : la forme, la couleur, l’enduit sont bien plus parlant. -
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