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Trebor
ParticipantPremier paragraphe : je suis content de constater qu’on peut accepter mon analyse et la partager.
Second paragraphe : je dis la même chose que toi autrement. Depuis la mondialisation, cette grande foutaise qui est en train de détruire nos corps et nos âmes, les terrains fondamentaux ont changés. Par exemple, je vois de plus en plus de stagnation de qi – et de sang – et accumulation de mucosités avec humidité-chaleur. Le pouls glissant (hua) n’est pas une tromperie de tes sens, c’est exactement ce à quoi je me confronte aussi. Je vois moins de cœur et reins n’ont pas d’échange en fondamental et de plus en plus en accessoire dans la stagnation de qixue et accumulation de mucosités et de chaleur. Il en est de même dans les vides de sang en fondamental.
Ce que je constate ou que je comprends dernièrement de mieux en mieux est que ces humidités-mucosités-chaleur sont accompagnées de froid : humidité-froid et vide de yang. Maintenant, dès que je constate ces mélanges de froid et de chaud, immédiatement je suspecte et interroge le feu ministre. Et je peux te dire que ça a changé mes résultats, même sur les bizheng chroniques et évolutifs qui impliquent le feu yin plus qu’on ne le pense.Trebor
ParticipantCher Philippe,
Comprendre que tout excès de désir agite le feu ministre, et non pas seulement l’excès sexuel comme je le croyais, est une avancée dans ma façon de comprendre et traiter certaines pathologies. Cette réalité est plus importante qu’il n’y paraît. Nous vivons justement dans une civilisation matérialiste basée sur l’expansion du désir et l’hyperinvestissement de la sexualité. Elle fait partie ingérante du développement économique, particulièrement le corps dénudé et sexualisé de la femme qui a, ici, perdue le sens du sacré. Ce n’est pas la seule cause, la réalité est encore plus insoutenable.
Je revois maintenant des déséquilibres qui paraissent anodins et qui tournent autour de l’agitation du feu ministre. Repenser le diagnostic et le traitement par ce cadre clinique permet d’améliorer le résultat dans des pathologies qui ne paraissent avoir aucun rapport comme les bizheng et pourtant… Je considère maintenant que tout déséquilibre, important ou pas, je n’ai pas de réponse tranchée, dans la répartition du froid et de la chaleur dans le corps, demande d’interroger le feu ministre. Et je vois de plus en plus de bizheng du froid transformé en chaleur, c’est dire …
A te lire…Trebor
ParticipantAprès maturation par le trouble de mon jing subtil des aliments, c’est moins trouble qu’il n’y paraît.
Une des leçons comprises par la pensée chinoise est qu’une chose peut se signifier et signifier son contraire en même temps. Tout est question de contexte.Trebor
ParticipantTout à fait d’accord pour la manipulation des commentaires et cette situation ne vaut pas que pour les praticiens.
Nous vivons dans un monde ou l’excès d’information accompagne l’excès de manipulation, c’est-à-dire de perversion.
Il est très facile de faire le tri quand on se détache complètement des médias où chaque mot écrit et dit est une manipulation de la réalité, le plus souvent, à l’insu même du journaliste qui s’exprime.
Ce qu’on ne voit pas est que, depuis la mondialisation, le corps de l’homme suit complètement cette nouvelle réalité socio-économique. Les syndromes changent, les pathologies changent, les difficultés de l’acupuncture croissent et pas en bien nécessairement.
A l’instar que chaque partie d’un tout le contient, la simple manipulation d’un commentaire sur un site et la globalité des relations géostratégiques sont régies par le même rapport analogique.Trebor
ParticipantAprès avoir lu les 32 commentaires concernant le Dr Mestrallet, j’ai préféré annuler ma commande.
Que pense Philippe du livre « Les sources paysannes de la médecine chinoise » ?
Amitiés et merci de sa réponse.Trebor
ParticipantTous les sujets sont toujours d’actualité pour peu qu’on pense à ouvrir le site entre deux autres occupations !
J’ai commandé le livre de Mestrallet, on verra bien.
Amitiés.Trebor
ParticipantOn ne s’est pas compris Philippe, souvent grâce ou à cause des échanges par écrit.
Je posais juste la question pour éviter de partir dans une considération qui m’éloignerait de la pratique clinique, la seule qui m’intéresse.
Je pensais associer lü à po ou à hun en fonction d’auteurs lus. Je me rends compte que l’absence d’application clinique d’un tel rapport ne débouche sur rien de concret.
J’avais besoin d’une information claire. Tu me l’as donnée. Elle va faire son chemin cliniquement, c’est certain.Trebor
ParticipantMerci Philippe de ces précisions.
Il a deux registres à considérer.Le premier concerne lü sur le plan strictement traditionnel. Associer lü à si dans silü, à la Rate donc, me semble cohérent.
En ce qui concerne E. Rochat, il y a 2 solutions. Soit elle reçoit des infos de pairs, on peut les supposer médicalement compétents ; soit elle interprète les textes à sa manière. E. Rochat est sûrement une formidable sinologue, mais elle n’est pas praticienne. Je le ressent dans ses écrits.Le deuxième concerne les correspondances analogiques que tout un chacun peut faire en fonction de son expérience et de son ressenti. La richesse symbolique et analogique de la MC facilite un tel investissement même s’il n’est pas répertorié dans les textes. Il y a plein de choses que je n’ai vu nulle part non plus. Cependant, elle sont construites d’une manière cohérentes à partir des principes physiologiques et physiopathologique de la MC. C’est l’épreuve clinique qui a force de vérité.
Trebor
ParticipantMaria-Cristina, qu’est un diverticulitis ?
Ce n’est pas un terme admis dans la communauté médicale.
Il nous faut un diagnostic plus direct.Trebor
ParticipantMerci de ton explication.
C’est tiré par les cheveux, mais je veux bien l’admettre faute de mieux.Trebor
ParticipantCe qui me trouble, c’est le cas de le dire, est que le qi trouble rentre dans le cœur et, qu’ensuite, le texte parle du jing qui abonde et rentre dans les vaisseaux. Que le surplus de jing, je suppose du cœur, aille dans les vaisseaux, c’est cohérent. Mais si du qi trouble va au cœur et que du jing, supposé être pur, va aux vaisseaux, cela veut dire que le cœur a une fonction de purification du qi/jing en lien avec ou grâce au poumon.
La médecine occidentale discerne les veines qui assurent le retour du sang dans le cœur droit, des artères qui propulsent le sang du cœur gauche aux organes et tissus. Je ne pense pas que la médecine chinoise fasse cette différence avec le terme vaisseaux.
La phrase associée à « le qì trouble rentre dans le cœur » fait-elle référence au sang vicié qui arrive par les veines au cœur droit, est oxygéné par le poumon et retourne purifié au cœur gauche pour être propulsé dans les artères ?
Trebor
ParticipantCher Philippe,
Après avoir relu tout ce que j’ai écrit, je reviens sur la bouillie conceptuelle.
Finalement, tu as raison. Parfois j’écris des phrases qui ont l’air évidentes pour moi, sans me rendre compte que les autres ne sont pas dans ma tête. Il s’en suit des confusions et des incompréhensions. Les échanges par écrit interposé amplifient ces discordances. Ta juste intervention sur nos états d’âmes personnels en témoigne.
En ce qui concerne le sang, nous finissons par dire la même chose, même si je n’ai pas abordé la question clairement en mélangeant les filiations.
En ce qui concerne les feux monarques et ministres, aucun de nos échanges ne clarifie la question pour l’un ou pour l’autre.
J’espère qu’il y aura des prochaines fois…Trebor
ParticipantEn ce qui concerne les filiations Rate-Cœur et Reins-Foie, cher Philippe, je suis extrêmement déçu. C’est ce qui est écrit dans tous mes articles. Je pensais vraiment que tu allais nous sortir un scoop extraordinaire qui allait remettre en question tout mon savoir. A mon âge, je n’ai pas peur d’une renaissance complète. C’est d’ailleurs après soixante ans qu’on apprécie de renaître. A moins que tu me fasses languir pour tester ma capacité à savoir recevoir un secret encore inédit. Ça ne m’étonnerai pas de toi !
Ça fait longtemps que j’ai appris à relativiser les écrits de Maciocia. Je ne dirais pas que tout est à revoir dans ce qu’il écrit, mais qu’il y ait à prendre et à laisser, je confirme.
Je remplacerais la phrase « Je pense que notre profession est trop faible et immature pour laisser place à l’imprécision. » par « Je pense que notre profession est trop faible et immature pour laisser place à la précision. ». Evidemment, je me place du côté des faibles et des immatures, c’est pourquoi je te sollicite régulièrement.
Je lis ton lien et revient vers toi.
Trebor
ParticipantMais ce n’est pas ça la production du sang qui dépend directement des reins dans le foyer inférieur… : en attendant, ce que je dis est suffisant en clinique pour justifier la tonification du jing dans le vide de sang. Pour le reste, on attend ton éclairage. Merci de ne pas nous faire trop attendre, j’ai 68 ans depuis une semaine.
Ce que j’avance n’est pas un truc qui tombe du ciel et dont j’ai eu révélation sous la douche : moi, c’est en épluchant les patates.
Pour conclure, nous ne parlons pas d’opinions personnelles sur tels ou tels concept obscurs. : d’accord, on attend tes révélations.
Maintenant que ces informations basiques ne soient pas bien comprises et connues par Maciocia et donc par le reste de la profession en Occident, ne change rien à la théorie traditionnelle : tout à fait d’accord, mais je ne vois pas ce que Maciocia a à faire dans cet échange. Je ne m’inspire pas de lui pour ces questions.
Inchallah !Trebor
ParticipantConcrètement, la rate produit le sang à partir de son qi acquis. Il ne peut fonctionner qu’en coopération avec l’inné des reins. Ils régissent la moelle, l’endroit où se fabrique le sang.
D’une manière générale, qi et yang de la rate et des reins sont indissociables. En pratique clinique, quel que soit le syndrome, je ne m’imagine pas agir sur les reins sans faire un geste sur la rate et inversement.
En ce qui concerne la coopération du yin, je ne sais pas. Le syndrome de vide de yin de rate est décrit par certains auteurs et pas par d’autres. Le sang ne pose pas de pb car ni la rate ni les reins ne sont concernés.Revenons à où-là-là ou où-ailleurs ? La question est vaste et complexe. Je ne sais pas si nous allons la résoudre par écrits interposés. Tu avances des textes taoïstes pour justifier que le feu monarque ne descend pas dans le feu ministre ou que ce dernier n’est pas issu du feu monarque, soit. D’une part, on dit bien que le feu du cœur descend dans les reins. De quel feu s’agit-il ? J’ai mon idée sur le sujet. D’autre part, d’autres auteurs ont autant de textes authentiques pour avancer le contraire.
LA question est : où commence le ciel antérieur pour toi : avant la naissance càd dans l’intervalle fœtal ou avant la conception ? -
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