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Trebor
ParticipantOui Philippe, c’est très bien expliqué en plutono-marcien dans ta réponse.
Donc ton intervention est solairement claire pour moi : ce sont deux registres différents.
Merci encore.Trebor
ParticipantPhilippe, finalement, je suis d’accord ; il n’y a aucune relation entre ce que j’observe et les théories sur le feu yin et le feu yang. Ce n’est pas parce qu’il y a une association d’HC et d’HF dans le RI qu’il y a un feu yin ou yang. Je posais seulement la question.
Je manque d’échanges et de conversations sérieuses sur les théories de la MC, ce qui me frustre et me pousse à faire des hypothèses personnelles. Elles sont parfois vérifiées, parfois pas. Qu’importe, l’essentiel est de m’impliquer. Tu connais le proverbe chinois : lancer une brique pour recevoir du jade.Sur l’autre plan, il n’y a rien à dénoncer, la pagaille est beaucoup plus étoffée que tu ne l’imagines. Pourtant, dans ce fatras de théories personnelles parfois farfelues, il y a des personnes authentiques. J’en connais. Elles essayent de retourner aux sources pour comprendre et traiter selon les théories chinoises. Il est là l’espoir. Le reste est sans importance.
Depuis la mondialisation, l’implication de la sexualité dans tous les domaines de la civilisation et la recherche d’une performance économique et sexuelle comme gage de réussite, avec pour conséquence le trouble du yi et l’agitation du shen, n’ont fait que s’accentuer. L’épuisement du qi et du jing, et la faiblesse du shen, en sont la conséquence. La chaleur engendrée, l’humidité-chaleur associée, les mucosités accrues ont des conséquence néfastes sur le qixue. Le pouls glissant trouve ici, entièrement ou partiellement, sa justification.
Nous sommes très forts pour expliquer mentalement tout ce qui nous arrive, moins à l’aise pour nous confronter aux réalités du corps. Pourtant quand on l’interroge, il ne confirme pas vraiment les discours officiels. Nous avons construit une civilisation sur le seul endroit interdit de parole, ce seul endroit qui pourrait nous libérer de nos conditionnements.
Comme disent les musulmans : il y a là des signes pour ceux qui réfléchissent.Une dernière remarque. Soutenu par un ou des anthropologues chinois, il y a un courant en Occident qui tend à nous faire croire que la Chine s’est éloignée de sa tradition médicale et taoïste, et qu’elle n’utilise plus bianzheng en acupuncture.
Trebor
ParticipantJ’oubliais : on pourrait l’appeler « the Trebor’s syndrome » !
Trebor
ParticipantQuand l’humidité se transforme en mucosités, il y a hum.muc avec chaleur ou froid selon la polarité. Les deux peuvent s’associer formant des syndromes complexes plus longs à soigner avec des règles de Tt précises en acupuncture.
Je ne pense pas finalement que ce dont je parle soit un feu yin. Base du feu yin : la force du qi de la rate est le couvercle qui maintient feu de mingmen en bas. Quand le qi, le yuan qi, s’affaibli, le feu de mingmen n’est plus contenu. Il déborde et envahit les deux réchauffeurs moyens (RM) et supérieurs (RS). On connaît ces phrases : 1. peu de feu nourrit le qi, trop de feu blesse le qi ; 2. le yuan qi et le feu ne peuvent pas être ensemble dans le même endroit.
Puisque le qi de la rate est affaibli : 1. il y a transformation en humidité froid et chaleur, ils descendent dans le RI et prennent la place du mingmen ; 2. le sang n’est plus produit.
etc… La répartition du froid et de la chaleur dans le corps est perturbée. Il y a différents froids : vide de yang, froid-humide, mobilisation du yang bloquée ; et différentes chaleurs : vide de yin, humidité-chaleur, chaleur bloquée au centre.Je pense que le feu yang est une forme plénitude avec feu de mingmen prédominant qui envahit tous les réchauffeurs.
Je veux bien qu’un pouls glissant aux pieds soit physiologique. Mais qu’il soit glissant et plein ou glissant et profond ou mou et profond comme dans les deux autres loges et dans un contexte pathologique, alors là, non. Je constate que la chaleur et la plénitude se palpent à droite, le froid et le vide se palpent à gauche. Je vois ça dans de multiples pathologies où l’HF et l’HC se combinent et s’associent aux mucosités : bizheng chronique de plus en plus ; épilepsie ; asthme ; troubles psychiques.
Il n’y a peut être aucun rapport avec le feu yin ou le feu yang, je posais ces hypothèses. Si ce n’est pas le cas, alors il y a une nouvelle entité physiopathologie à explorer.
Trebor
ParticipantTout dépend par quel versant on comprend l’atteinte qui nous est faite.
Trebor
ParticipantComme le yin et le yang, la réalité est plus mélangée : au sein même de jalousie et médisance, il y a reconnaissance et référence.
Trebor
ParticipantBonjour Philippe,
Te lire me conforte dans une prise de conscience que j’ai mis du temps à accepter par une confiance inadaptée qu’on peut appeler naïveté ou dénis.
La jalousie et la médisance reçues est le lot des chercheurs de vérité. Mais tu n’as pas récolté que ça, tu as récolté ça Et son contraire : respect, reconnaissance, référence. C’est l’incontournable loi de la dualité.
Pas mal de praticiens ont bien intégré les paradigmes de base de la MC, pas mal de médecins aussi figure toi. Mais ils ne se rassemblent pas. Ils travaillent et progressent isolés. Ils se rendent compte de la difficulté à transmettre car les étudiants non plus ne sont pas forcément motivés pour apprendre. Cette réalité est plus dure à reconnaître.
Personnellement, je continuerais à écrire sur ton forum toutes ces expériences inédites, forgées au fil du temps.Trebor
ParticipantJe ne dirais pas que l’acupuncture est faite ou n’est pas faite pour les polypathologies. Comme je dis souvent : chez moi, l’action précède la réflexion. Je ne m’encombre donc pas de considérations intellectuelles et philosophiques. J’y vais et vois venir, c’est-à-dire que je pique d’abord et discute ensuite.
La différenciation des syndromes prend toute sa mesure dans ces circonstances.Non, nous ne traitons pas suffisamment fréquemment pour soigner correctement les pathologies difficiles. Pas moyen de faire une séance par jour. Trois séances par semaine ne sont comprises que rarement et dans des cas aigus nécessitant un traitement cours. Deux séances par semaine sont parfois acceptées sur quelques semaines. Une séance par semaine est le plus courant. En conséquence de quoi, j’améliore les patients sur une période et encore, j’améliore ce que je peux améliorer. Il n’y a ni guérison définitive ni guérison temporaire. J’emploie le terme sédation temporaire. Elle peut durer plusieurs mois, toutefois. Pour les patients, c’est miraculeux, pour moi, c’est uniquement rationnel.
Dans des maladies chroniques, le plus souvent, j’améliore un traitement allopathique : les deux sont nécessaires. Il y a une intelligence chinoise à s’adapter rapidement aux circonstances, associer les deux médecines, par exemple. Quand la médecine scientifique n’a pas de traitement à proposer, j’y vais et améliore ce qui est possible.
Je fais une constatation déroutante, mais déroutante seulement pour notre mental rationnel, c’est-à-dire limité ! Parfois, j’ai plus de succès thérapeutique dans des maladies chroniques et graves que dans des pathologies plus simples et bénignes.Nous savons faire des diagnostics « corporels », qu’ils soient matériels occidentaux ou énergétiques orientaux. Mais nous négligeons complètement le diagnostic de l’esprit au sens du shen chinois. Or sa réalité est plus désastreuse qu’on ne l’imagine. Le mental pensant connaît toutes les ficelles pour camoufler ce qu’il ne veut pas voir. Il est très fort pour cette attitude.
Trebor
ParticipantBonsoir Beatrice,
Depuis juin 2017, c’est-à-dire près de 3 ans tout de même, il s’est passé beaucoup de choses dans mon approche de l’acupuncture.
En bref, je ne perds pas mon temps dans les spéculations théoriques. Je suis plus terre-terre, pratique, carré, brut de coffrage même parfois. Une théorie pour moi doit trouver rapidement son application et garantir le succès, sinon, je la laisse tomber et je passe à autre chose.
Je n’ai pas pu exploiter la poncture des dragons ni trouver quelqu’un d’expérimenté sur le sujet pour m’initier à la technique.
J’ai énormément progressé sur un autre plan en trois ans : la différenciation des syndromes. Pour les troubles psychiques, j’ai mis au point des procédures complètes adaptées aux différents syndromes rencontrés, leurs transformations et leurs nombreuses associations.
J’aimerais voir comment les autres confrères se débrouillent avec les cas extrêmement complexes que je rencontre. Mais la différenciation des syndromes est un sujet délicat, peu abordé, difficile à saisir et à transmettre.
Chacun sa voie !
Nous avons l’air toutefois de passer sous silence un énorme problème d’actualité, pour ne pas dire un dénis de réalité pathologique. Pratiquement toutes les maladies augmentent et à tout âge, de nouvelles maladies apparaissent, les polypathologies croissent, l’espérance de vie commence à stagner et celle en bonne santé diminue. Toutes ces nouveautés augmentent les difficultés de l’acupuncture. Elles rendent les diagnostiques et les traitements plus difficiles.
Ce n’est pas l’acupuncture qui est inefficace, c’est qu’elle est moins adaptée aux exigences économiques actuelles. Le corps de l’homme n’est pas fait pour les conditions économiques modernes.
Qu’en pensez-vous ?Bonne nuit.
Trebor
ParticipantBonjour Ailao,
Il n’y a aucun rapport entre les chakras indiens et les Cinq Mouvements (wuxing) de la pensée taoïste. La façon de voir un corps identifié à l’univers est tout à fait différente en Inde et en Chine. Chaque civilisation a compris cette relation à sa manière avec sa richesse, sa propre façon de concevoir sa médecine et son travail intérieur. Vous constaterez d’ailleurs combien les discours sont différents. Les Indiens sont portés vers les hauteurs conceptuelles, les multiples descriptions ésotériques et métaphysiques, les détails de la survie de l’âme après la vie, les intervalles de consciences qui incluent celui de la mort et la réincarnation. Les Chinois sont plus terre-à-terre, pratiques. Ils ne s’intéressent qu’à l’entretient de la santé et de la longévité dans l’intervalle de la vie. Certes ils évoquent l’évolution de l’âme – hun, po et shen – après la mort, mais elle reste succincte, médicalisée d’ailleurs et simple.
Sur le plan alchimique interne, on retrouve en Inde l’équivalent des Trois Trésors (sanbao) : shen est équivalent au Feu de sahasrara et manipurachakra, qi est équivalent à l’air d’anahatachakra et jing est équivalent à l’eau de svadisthanachakra. Comme en alchimie taoïste, en Inde, il y a 2 Feux : le Feu spirituel inné du Ciel antérieur équivalent de sahasrara et le Feu matériel, incarné du Ciel postérieur équivalent de manipurachakra.
Voilà pour l’essentiel. J’espère que la réponse vous convient.Trebor
Participant« Si les connaissances de la culture et de la médecine chinoise étaient le fort des enseignants ça se serait. » : C’est justement pour ça que je posais la question : ce que je découvre à l’intérieur de moi ne correspond pas toujours à ce que disent les enseignants. Or, il me semble impossible que des taoïstes aient trouvés des réalités à l’intérieur d’eux-mêmes et que des siècles plus tard, en faisant le même chemin, nous trouvions autre chose. Or encore, il me semble impossible que ce que nous trouvons à l’intérieur de nous soit soumis aux théories des enseignants. Si des théories sont en contradiction avec les réalités intérieures, obligatoirement, les théories sont fausses. L’inverse m’est inimaginable !
Et ce n’est pas le seul sujet qui pose problème.Trebor
ParticipantDonc avant la naissance ou avant la conception, position que tout le monde tient dans le milieu de l’acupuncture, est une réponse obsolète ?
Ca me convient. Je préfère ta version car on peut l’expérimenter dans le présent de cette vie-ci et ce corps-ci.
Il n’y a pas besoin, ni d’avant la naissance, ni d’avant la conception : le présent, le présent, le présent !Trebor
ParticipantMe voilà rassuré.
Trebor
ParticipantPour la complication allopathique du cancer du sein, ok.
J’ai un petit problème vis-à-vis du lien entre le feu yin et le feu yang.
1. Sont-ils deux feux différents, le premier associé à un vide, le second étant une plénitude même si elle est sous-tendue par un vide ?
2. ou sont-ils forcément des évolutions l’un de l’autre ?
Dans mon expérience, ils sont deux syndromes différents, l’un provenant d’une faiblesse du feu ministre, l’autre de son excès.
Merci de ton éclairage.Trebor
ParticipantQui sont des facteurs clés des processus cancéreux également, avec l’autre constat que tu fais plus bas (humidité-froid et vide de yang)…
Je ne l’ai pas repéré chez tous les cancers, sur ceux du sein, oui. Je n’ai jamais vu de cancer du sein sur un vide de sang, uniquement sur tous ces mélanges dont on parle. Au début, je veux dire il y a 10 ou 15 ans, j’avais élaboré une physiopathologie et un Tt on ne tenant compte que des chaleurs, puis, avec la maturité, j’ai intégré les froids et les chaleurs.Oui c’est bien ça.
A tel point que je retrouve les pouls droits qui montrent les chaleurs et les pouls gauches qui montrent les froids. Chaleurs = humidité-mucosités-chaleur + vide de yin + éventuellement feu du foie et/ou du cœur ; froids = humidité-mucosités-froid + vide de yang ; il faut rajouter : stase de qixue.D’accord. Cependant, n’oublie pas que ce que tu décris relève du feu yáng, et pas du feu yīn. Il y a une mauvaise compréhension du terme et surtout du mécanisme derrière le feu yīn. Les deux existent, cependant feu yīn prend sa source dans la déficience du feu ministre, alors que le feu yáng provient de l’agitation du feu ministre.
Il me semble que le feu yang est une évolution du feu yin, c’est pourquoi je n’ai parlé que du syndrome originel. Mais fondamentalement tu as raison, j’ai fais un amalgame. -
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