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Trebor
ParticipantJe n’ai pas compris la puncture du 35V ? Parallèlement au plan sagittal veut dire du 31V au 35V en sous cutané avec une seule aiguille (j’ai des 50X30 et des 75X30) de chaque côté ? Ou ais-je mal compris ?
A toutes fins utiles, je signale que pour le bi, j’ai fait des aiguilles au feu sur 32V et 34V ; j’ai chauffé au briquet 36E, 23V, 25V, 4DM, 3DM ; j’ai dispersé 17V et 18V ; j’ai tonifié 3R.Trebor
ParticipantTanuki, nous employons des mots différents, mais dans le fond, nous parlons de la même chose.
Voici mon point de vue expérimental de zangshen et yuanshen.
Zangshen est incarné, dès la conception jusqu’à la mort physique. Lié aux cinq zang, zangshen est le mental duel qui interprète et analyse. Il comporte une partie apparente et une partie cachée. Elles sont toutes deux dans un rapport duel, yin-yang, et toutes deux temporelle, donc forcément illusoires. Elles n’ont donc aucune réalité intrinsèque. En effet, dès qu’on interprète, dès qu’on symbolise, on compare, on déplace et c’est cela même l’illusion ou l’imaginaire. Le yin-yang fait partie du monde illusoire, on a tendance à l’oublier.
Yuanshen n’est pas incarné, bien qu’il se manifeste à travers zangshen dans l’incarnation. Yuanshen est au-delà du mental, du yin-yang, au delà de toute dualité. Comme on ne peut le nommer tel qu’il est, on le dit par rapport à ce qu’il n’est pas : non duel. C’est la cessation du temps, la seule réalité intrinsèque. Yuanzhen ne peut pas se symboliser, il se contemple face à face, quand tous les processus mentaux sont éteints. Autrement dit, c’est le mental, les sens, la pensée, les émotions du zangshen qui s’interposent entre nous et le yuanshen.
Voilà, c’est peut être bancal, mais c’est difficile de faire autrement.Trebor
ParticipantVous voyez-bien que d’une langue à une autre, il y a des difficultés de correspondances exactes.
Trebor
ParticipantJe n’ai pas d’argument clinique indiscutable puisque je n’ai pas vu la patiente, c’est une question de bon sens devant des termes extrêmes comme « épuisement » « bord de l’effondrement », « vie que fuit hors d’elle », l’aménorrhée aussi est un argument.
Nous n’avons ni pouls ni langue, n’est-ce pas, comme l’excluent bcp d’intervenants qui demandent une aide sans tenir compte des fondements de la MC.
Cependant, devant un cas de boulimie avec épuisement, il s’agit du vide des cinq zang. Et il y a une formule spécifique en acu, pour récupérer ces situations. Ce sont des mois de travail voire années.
D’accord avec Tanuki pour dire que la MC n’est pas une médecine douce. Et je rajoute que je ne suis pas convaincu que la pharma suffira dans ce cas.Trebor
ParticipantChère Corinne HO,
Il y a un terme chinois, ganyu, que l’on peut qualifier de stagnation du qi du foie. C’est syndrome primaire qui a des symptômes et signes spécifiques. Ils appellent une dispersion pour la mobiliser. Que vous l’appelez ensuite stagnation ou dépression ou surpression, ne change rien à la réalité clinique.
Ce qui est important pour moi, praticien, est d’avoir un terme bien clair qui traduit clairement une réalité clinique, c’est tout.
Ceci dit, dépression est associé à vide, raplapla, en MS, pas en MC. En MC, la dépression est d’abord un blocage, une stagnation ; raplapla en est la conséquence, pas la cause. On ne peut pas faire cadrer exactement les visions occidentales et chinoises des choses.
Les anglo-saxons ont des traductions qui leurs sont particulières, je vous donne un exemple : xi, du point xi, est traduit par accumulation, en analogie à la fonction du point. Mais sa traduction stricte est crevasse, en analogie à la situation où se trouve, dans un lieu de convergence-divergence de masses musculaires. Il faut donc relativiser les traductions des termes d’une civilisation à une autre.Trebor
ParticipantHé bien, non, je ne suis pas d’accord avec vous. De toutes manières, nous donnons chacun notre point de vue et ça s’arrête là, on ne peut pas faire autrement.
Quant au développement de la MC en Occident, n’espérez rien. Pas tout de suite, peut-être après le grand chambardement, mais ce ne sera peut être pas pour nos générations.Trebor
ParticipantJe voulais dire : ça ne veut rien dire du tout.
Trebor
ParticipantDésolé Leila, mais ton observation n’est pas claire du tout. Une épaule spongieuse ça ne veut dire du tout et sans anamnèse précise, ni pouls ni langue, on ne peut tirer aucune conclusion d’une maladie.
Trebor
ParticipantLeila,
Il ne faut pas oublier que nous faisons des commentaires diagnostiques et thérapeutiques sur une personne que nous n’avons pas vu. Il y a donc des approximations obligatoires. Le vent interne n’est pas forcément « dévastateur », c’est un mot que tu associes personnellement à ce que tu imagines du vent. Il y a tous les degrés possibles et c’est valable pour tous les climats et émotions. Il en est de même sur le fait que le vent rend fou. Le vent ne rend pas fou, pas plus qu’un climat ne fait une personne. La folie est associée est vent, mais pas qu’à ça. Il y a aussi les mucosités, le trouble, le feu… Fait attention de ne pas mêler une impression subjective personnelle à une réalité médicale.
Tu as évoqué les racines religieuses de la médecine arabe. Haqiqa ??? La higama s’origine dans la médecine grecque des quatre éléments-tempéraments. Il n’y a aucune référence religieuse là-dedans.Tanuki,
Je préfère poursuivre nos investigations sur le mental, sur le site. Que tout le monde en profite et commente avec nous. Ce que je veux dire sur le mental est qu’il est lui-même subjectif, car il perçoit l’univers extérieur avec son propre imaginaire lié à ses hun. Le mental créer un espace-temps subjectif avec lequel il navigue dans un monde qu’il a lui-même construit, pas le monde tel qu’il est. Il n’y a aucune objectivité à interpréter le monde. Nos sens mêmes sont subjectifs et illusoires. Ils interprètent le monde, cad qu’ils créent un monde à l’intérieur du monde. De ce fait, dès qu’elle est inscrite dans le temps, aucune médecine, même scientifique, n’est strictement objective. Elle est seulement une grille de lecture imaginaire car c’est le temps même qui est imaginaire. C’est pour cela que, dans le temps, aucune médecine ne guérit si un travail sur le mental lui-même n’est pas entrepris. Ce que je veux dire est, qu’avec le mental, il n’y a pas une inscription objective dans le temps qui devient imaginaire au bout d’un moment, ça ne fonctionne pas comme ça. Dès qu’on est inscrit dans le temps, on est dans l’imaginaire. Si on veut sortir de l’imaginaire, on doit sortir du temps. Dans les conditions de la vie, du mental du zangshen, c’est impossible. Le seul endroit où on est dans la cessation du temps est dans la lumière originelle du yuanshen.
Bon, voilà, j’espère que j’ai été clair. Sinon, on peut reprendre tout ça pour clarifier telle ou telle position.Trebor
ParticipantDire de l’objectivité qu’elle est un postulat qui tend de plus en plus à être infirmé par les faits, demande des arguments aussi et pourquoi pas, des preuves. Tout est donc discutable car tout est postulat dans la mesure où la réalité de la pensée l’est aussi.
Trebor
ParticipantBonjour EmmanuelleB,
Une situation comme la vôtre ne se résume pas à un syndrome, en l’occurrence un vide de qi de rate. Vous décrivez des symptômes qui orientent sur un facteur dépressif, ce qui est en rapport avec la stagnation du qi du foie. D’autre part, je ne peux pas imaginer, dans le contexte d’épuisement que vous décrivez, qu’il n’y ait pas un vide des reins, qi, yin, yang ou les trois. Le vide de yang de rate suit cet ensemble. Et avec cette chaîne de déséquilibres, il est impensable que le cœur ne soit pas impliqué avec les émotions.
Il y a un énorme travail diagnostic précis à faire avant de se lancer dans un traitement. L’alimentation ne suffit pas du tout si vous n’attaquez pas le pb en régularisant le déséquilibre par action directe sur le corps.Trebor
ParticipantCher Mr Breton,
Pour pouvoir affirmer que vous prolongez la vie des patients en SLA, il faut une étude comparative avec des sujets qui ne sont pas traités, sur la même période et de même profil pathologique.
Pour affirmer aussi que les patients sous morphine meurent plus tôt, il vous faut encore des preuves un peu plus rationnelles que votre vision.
La MS a ses faiblesses mais elle a le grand mérite de pouvoir donner des informations objectives au milieu de tout ce fatras subjectif des thérapeutes qui confondent leur propre désir avec la réalité des patients.
Une SLA évolue d’une manière variable d’un patient à l’autre et tout ce que vous faites et qui est nécessaire, je n’en doute pas, n’apporte aucune preuve objective quant à prolongation de la durée de la vie.Trebor
ParticipantTanuki, la différence que vous faites entre l’organisation de la théorie en Occident et en Chine est réductrice, ce n’est pas aussi simple que ça. En Occident aussi on part des observations pour théoriser, la médecine scientifique a fait comme ça et pas autrement.
Fabisthere, je ne sais pas si votre patiente à un non échange entre le cœur et les reins. Nous perdons notre temps sans une observation détaillée.Trebor
ParticipantChez nous ce n’est pas mitkhabi, mais mistkhabi, c’est pour ça que je n’ai pas compris.
J’ai des patientes en vide dès l’adolescence. Pour ta patiente, l’âge ne préjuge donc pas du vide ou de la plénitude.
Le vide de jing orienté sur le yin est associé à un yang du foie et à un vent interne, c’est pour ça que je t’ai dit de disperser 20VB et 3F. Ce n’est pas un feu du foie, sous-entendu une chaleur-pleine, mais un yang du foie, une chaleur-vide.
Yalla chédihéllek.Trebor
ParticipantD’abord, je voudrais dire à Philippe qui lit probablement nos échanges, que si ce contenu le gêne, qu’il nous le fasse savoir, afin qu’on reste plus « classiques ».
Ce que tu dis sur le prophète (lps) ne contredit pas ce que j’ai dis. Ce sont deux dires différents.
Mafahamtich « wmitkhabi » ? -
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