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Trebor
ParticipantC’est tiré par les cheveux mais c’est maintenant tout à fait clair.
Trebor
ParticipantOn tourne en rond là, Philippe, et mon sang commence à s’échauffer !
Si j’ai bien compris, il y a le syndrome primaire qui donne des troubles cutanés + hémorragiques sans troubles psychiques et le syndrome secondaire qui peut aussi donner les mêmes troubles mais avec troubles psychiques ?Trebor
ParticipantPatron,
Je t’écris : Cela veut donc dire que cette chaleur du sang induite par les troubles émotionnels, n’est pas celle dont nous parlons et qui se manifeste par les troubles cutanés et hémorragiques ?
Et tu me réponds : Si, cela peut être comme ça. Emotions => chaleur dans le sang => troubles cutanés/hémorragies.
Pour ne rien comprendre, je n’ai rien compris !
Pour le Tt par contre, c’est OK, je suis d’accord, même en acu.
Trebor
ParticipantD’accord pour les troubles émotionnels qui échauffent le sang, je n’ai d’ailleurs qu’à mettre ma main sur le mien pour voir comment il brûle !
Cela veut donc dire que cette chaleur du sang induite par les troubles émotionnels, n’est pas celle dont nous parlons et qui se manifeste par les troubles cutanés et hémorragiques ? Dans ce cas, ce sont deux syndromes de chaleur du sang différents qui appellent des règles thérapeutiques spécifiques.
– En cas de chaleur du sang princeps (avec troubles cutanés et hémorragiques), on traite ce syndrome directement.
– En cas de chaleur du sang secondaire aux troubles émotionnels, on traite le(s) syndrome(s) causal(aux).
Me trompai-je ou m’exactifiai-je ?Trebor
ParticipantLa question des troubles émotionnels dans la chaleur du sang d’origine interne, comme dans les listes de lecture d’iTunes, est plus pertinente qu’elle n’en a l’air.
Si j’ai bien compris, il n’y a pas de trouble émotionnel médicalement répertorié dans la chaleur du sang d’origine interne, d’accord. Sur mon autre plan, il n’y a pas de réponse à la question du pourquoi, d’accord aussi.
C’est bon pour maintenant.Trebor
ParticipantCe me semble une excellente réponse médicale, que je retiens car nous échangeons sur ce plan.
Cependant, sur un autre plan, une personne qui a des troubles hémorragiques ou cutanés, peut-elle être exempte de troubles émotionnels ?Trebor
ParticipantCher you2,
Je reprends votre intervention qui demande des éclaircissements. Avec « Il semblerait », c’est déjà très mal parti pour 2015 ! Mais bon, avec un peu d’humour en ce début d’année, on va faire avec.
Une dysharmonie foie/rate, cad un zheng double, peut provoquer une hc dans estomac/intestins, oui. Mais il n’y a pas besoin de rajouter « avec selles molles » car elles ne sont pas un zheng, mais un symptôme. Donc une dysharmonie foie/rate peut provoquer une hc n’importe où, tout à fait ! L’humidité provient du vide de qi de la rate, qu’il y ait une dysharmonie avec le foie, n’y change rien.
Pour les symptômes, je vous propose de vous référer aux ouvrages sur l’hc. Sachez qu’elle intéresse aussi bien le foie que la rate, avec ces spécificités : d’une part, la stagnation du qi du foie se transforme en hc, tandis que pour la rate, c’est le vide de qi qui se transforme en hc ; d’autre part, dès qu’il y a de l’humidité, la rate est en cause. Quand il y a hc du foie, la rate est forcément impliquée, mais pas l’inverse : en cas d’hc de la rate, celle du foie n’est pas forcément présente.
Vous pouvez tout à fait avoir une véritable hc avec une langue pâle et un fin enduit blanc, car ils traduisent le vide de qi de rate sous-jacent. C’est donc une forme où vide et plénitude se mélangent. Donc, dans les symptômes d’hc de la rate, vous avez aussi ceux du vide de qi de rate, notamment les selles molles.
Dans une vraie forme d’hc pleine, vous avez un enduit jaune et gras. Et encore, cela n’exclut pas le vide de qi de rate, cela veut dire seulement que la plénitude prend le pas sur le vide, c’est tout.Oui, vous pouvez voir une hc et une sensation de froid dans l’abdomen, tout à fait ! Il s’agit alors d’un faux froid avec une vraie chaleur. La chaleur stagne ailleurs que dans le ventre, où se manifeste alors le froid. Il ne faut surtout pas réchauffer le ventre, mais mobiliser la chaleur.
La douleur est une stase, stagnation de qi et/ou stase de sang. En cas de dysharmonie foie/rate, vous pouvez avoir mal n’importe où, donc pourquoi pas l’omoplate ? Il faut voir les méridiens concernés, c’est tout.
La sensation de froid dans le dos peut être due à un faux froid ou un qi – du foie – stagnant qui ne permet pas la mobilisation du yang, ou un vrai vide de yang, pourquoi pas ? C’est à voir selon le contexte car nous n’avons pas les détails.D’autres avis sont les bienvenus pour améliorer et/ou corriger mon intervention.
Trebor
ParticipantOn a peine à croire que des mystiques soufis d’il y a des siècles voire millénaires, aient expérimenté des réalités que nous appliquons aujourd’hui en MC. Ibn Khaldûn nous parle de bianzheng directement. Quand les taoïstes disent que l’un engendre le deux, puis la multiplicité, c’est exactement ce que dit IK, avec un langage différent évidemment. Dans bianzheng, nous rassemblons tous les zheng en un seul diagnostic, c’est l’unité, mais nous ne savons pas quel zheng, quel un donc, a commencé. Nous ne savons même pas s’il y a un commencement, nous sommes d’emblée inscrits dans le deux.
Les premiers mots de la thora et du coran sont respectivement bereshit et bism, dont la première lettre est ba, de valeur 2. C’est comme en français ! Deux est la dualité, cad l’entrée dans la création, là où nous sommes directement inscrits avec notre zangshen. L’âme des traditions moyennes-orientales est zangshen, l’esprit hors dualité, le yuanshen. Tout cela se tient et c’est ce qui me passionne !Trebor
ParticipantBonsoir Michelg,
Je lis Ibn Khaldoun, un soufis du 14e siècle, et voici ce que je trouve qui confirme, avec ses termes à lui cependant, ce que j’écris au sujet des syndromes.
En gros, il y a l’un et l’unité. L’unité n’existe que par rapport à la multiplicité, l’un est l’exclusion de la multiplicité. L’un est donc caché et la multiplicité apparente. L’un n’existe que par rapport à lui-même, sans aucune référence autre, c’est le yuanshen inaccessible à notre mental pensant. N’existant que par rapport à la multiplicité, l’unité fait partie du zangshen. L’unité est donc comprise, imaginée, repérée, interprétée, « intuitivée », le mot est secondaire, par le zangshen à travers la multiplicité.
En arabe, l’interne, l’ésotérique, l’herméneutique est dite « bâtin » qui ramène sur « batn » et qui veut dire « ventre » ; l’externe, l’exotérique, l’apparent qui dépend des sens est dit « zhahir » qui ramène sur « zhahr » et qui veut dire « dos ». C’est tout un programme !
Cela vous aide-t-il ?Trebor
ParticipantPouvez-vous m’envoyer un mail ?
Trebor
ParticipantMaintenant que tout le monde a fini de distribuer et recevoir les cadeaux, je vois que la conversation se déplace, mais qu’importe.
A propos de la racine principale d’une maladie. Notre erreur de raisonnement est de penser qu’il y a une seule racine principale liée à un zang, racine à laquelle on peut remonter pour la traiter, ce qui retentirait sur tous les autres zang. C’est impossible ! Nous sommes d’emblée confrontés à un ensemble de zheng qui constituent une maladie, à la dualité/multiplicité donc, sans que nous n’ayons jamais la possibilité de savoir quel zang a commencé. Nous diagnostiquons donc tous les syndromes présents et les traitons. Ce qui s’est passé dans l’un est antérieur à la constitution du mental pensant, qui reste confiné dans la dualité. L’un est donc un mystère infranchissable par la pensée de l’homme. S’il y a une réponse, ce qui n’est même pas évident, il n’y a que l’absolu qui la connait : Dieu, le yuanshen, la vacuité, l’incréé, le ciel antérieur… qu’importe, le mot est secondaire. Nous confondons l’un avec l’unité. L’un est inaccessible ; l’unité est la prise en considération globale de toutes les parties. Seule celle-ci reste accessible à notre mental, cad à notre analyse et notre intervention thérapeutique. Cessez donc de croire qu’il y a un seul zang ou zheng déséquilibré que vous pouvez atteindre, soit en le connaissant, soit en le traitant. J’arrête là pour l’instant.
A propos de l’influence du mental sur le corps. Je dis bien le mental, pas l’esprit. Le corps physique seul n’existe pas. Il est un conglomérat, une unité justement, des plans ; d’une part, mental, pensant et ressentent ; d’autre part, de la carcasse physique. Tout ce beau monde s’unifie dans le qixue sur lequel nous agissons. Mais il arrive que la perturbation du plan mental soit tellement importante, dans un choc psychique par exemple, qu’elle empêche toute action directe sur le qixue. Il faut donc considérer cette perturbation mentale comme un biao à part entière et la traiter en tant que telle. Organisée autour du traitement du yi, il existe une procédure pour cela. Elle est tellement puissante, que je n’ai jamais vu personne lui résister à ce jour. C’est uniquement quand le mental a été calmé, que le traitement du qixue peu reprendre, si cela est encore nécessaire.
Je pourrais en dire beaucoup sur les pratiques énergétiques, cependant, j’arrête là pour l’instant.
Trebor
ParticipantDeuxième observation diagnostiquée la semaine dernière : vide de sang caricatural avec langue fine et pâle, mince enduit blanc, veines sous-linguales gonflées ; pouls chen (profond), xi (fin) et se (rugueux). Le vide de sang entraîne une stase de sang ; il y a en plus un vide de yang : personne frileuse, etc…
Mais le pouls n’est pas ru (faible), seulement xi (fin). Cette fois-ci le pouls chen traduit bien un vide de yang, exactement un vide de jingyang.
Merci de vos retours.Trebor
ParticipantVotre raisonnement, michelg, que j’entends bien et avec lequel je suis d’accord, ne répond pas à ma question de savoir où met-on la barre des troubles psychiques et qui décide de sa hauteur ?
Comme Philippe a amorcé indirectement la question et qu’il reste quand même une référence, qu’à-t-il à dire sur ma(es) question(s) ?
En attendant que tout le monde ait fini de distribuer ses cadeaux pour réamorcer la discussion, joyeux Noël à tout le monde !Trebor
ParticipantMais la question n’est pas où on met ou pas la barre, elle est : qui décide où est la barre et en fonction de quels critères ?
Pourquoi différentie-t-on une agitation psychique et une insomnie, d’un état qui ne les contient pas, si ce n’est par rapport à un trouble ?
Pour moi, il y a là quelque chose d’aléatoire.Trebor
ParticipantNous deux, oui, mais cela contredit Philippe qui a dit que dans le syndrome de chaleur du sang, il n’y a pas de troubles psychiques.
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