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Takinomichi
ParticipantA ma connaissance, il n’existe pas d’ouvrage en français mais en anglais : « Japanese Herbal Medicine: The Healing Art of Kampo de Robert Rister » et aussi un site de référence : http://www.kampo.ca/index.html
L’art du kampo reste néanmoins basé sur la médecine chinoise avec des adaptations et spécificités liées aux plantes autochtones japonaises.
Takinomichi
ParticipantBonjour Wu Wei,
Je me permets de repréciser, j’ai dit « peut être réticent ». Je n’ai aucune prétention ni la faculté d’anticiper sur la réaction de collègues ni, non plus, vous bercer d’illusion. La réalité factuelle est que nous sommes tous différents qu’il ne faut surtout pas faire de généralité.
Bonne chance dans votre quête de savoir et n’hésitez pas à faire partager.
Takinomichi
ParticipantBonjour,
Votre question est très vaste et il est peut être difficile d’y répondre précisément. Qu’attendez-vous plus exactement de la médecine chinoise ? Souhaitez-vous savoir s’il existe des traitements alternatifs aux traitements hormonaux, par exemple ?Personnellement, je n’ai pas connaissance de cette possibilité mais je peux me tromper. Cependant, on peut imaginer que la médecine chinoise (et orientale) peut apporter autant de bienfaits et de services qu’à n’importe quel patient. Par ailleurs, les traitements hormonaux ont aussi des effets secondaires qui peuvent être pris en charge par l’acupuncture ou la pharmacopée. Autre raison : en cas de maladie, l’hormonothérapie peut limiter ou contre-indiquer l’usage de certains médicaments allopathiques et dans des cas précis, le recours à des traitements alternatifs peut être une réponse adaptée et même constitué un recours assez inattendu.
Enfin, dernière interrogation qu’on pourrait imaginer à travers votre post : Existe-t-il des praticiens acceptant de soigner les personnes transgenre ? A mon avis, je crois que l’acceptation par les praticiens pour prendre en charge les patients transidentitaires peut varier autant que chez les autres professionnels de santé. Certains vont peut-être se montrer très réticents, tandis que d’autres resteront très ouverts et bienveillants.
Takinomichi
ParticipantPour faire simple, l’auteur de cette méthode utilise des poupées d’acupuncture en plastique et prétend soigner les malades à distance en travaillant sur les points d’acupuncture de l’effigie. Une sorte d’application de la poupée vaudou à la sauce acupuncturale.
Effectivement, vous avez raison de vous renseigner et personnellement, ce n’est pas avec ce monsieur que je m’engagerai dans une formation.
Takinomichi
ParticipantUn chéloïde est une petite (ou grosse) « boursouflure » survenant après et sur le pourtour d’une cicatrice. Quelque fois, cette tumeur bénigne fibreuse survient sur une micro-cicatrisation d’un bouton d’acné ou d’un simple bouton sur tout autre partie du corps. Ce chéloïde se forme quelque semaines après et donne l’impression d’une apparition spontanée.
La prévention en médecine occidentale des chéloïdes survenant dans ce cas, est celle de la prévention des boutons (notamment de l’acné) : hygiène stricte de la peau et alimentation équilibrée (réduire la consommation d’aliments riche en sucre et en graisse)
En médecine chinoise, j’aurai tendance à rapprocher les chéloïdes et les kystes. Ces derniers sont traditionnellement iés à une production excessive de mucosités (Tan Yin), stagnation des liquides (Tingzhi) , insuffisance du Qi de la rate (Pi xu sheng shi), etc….La consommation excessive de laitage en est peut être une des raisons. Comme d’habitude, il faut voir en faisant un diagnostic plus global et pas seulement s’arrêter sur un symptôme.
Takinomichi
ParticipantBonjour, pour renforcer et compléter l’avis de Tanuki, je ne pense pas que la technique et surtout les techniques manuelles puissent s’apprendre uniquement dans un livre s’en les avoir expérimenté auprès de personnes qui les pratiquent et les expériment eux-mêmes depuis longtemps.
Je comprend votre motivation pour apprendre quelques « petits trucs qui font du bien » qu’on pratiquerait en famille ou entre amis sans vouloir en faire une activité professionnelle. Cependant, il faut savoir que des techniques en apparence anodines peuvent provoquer des dégats : par exemple, pratiquer un shiatsu de base (dit shiatsu familial) sur une personne qui a une phlébite peut entraîner des conséquences graves.
En France, on peut apprendre de nombreuses techniques (Auto-massage Qi Gong, etc.) dont les premiers niveaux sont des niveaux d’initiation et n’ont pas la prétention de former des professionnels du soin. Bien évidemment, il faut être capable de discernement pour faire le tri entre les business-school et des associations plus sérieuses mais je pense que c’est au moins une première démarche.
Takinomichi
ParticipantCher Arkania,
Tout d’abord vos propos ne me heurtent pas et pour tout dire, je m’attendais à une réaction de votre part. D’ailleurs, je vais peut être vous étonner en vous disant que je partage un certain nombre de vos idées notamment lorsque vous observez que la médecine chinoise n’est pas un parfait exemple de pragmatisme et vous en donnez quelques exemples. Je trouve même votre argumentation assez brillante. Néanmoins, je pense que le coté « obscurci » (du moins en apparence) de la médecine chinoise est largement amplifié par les difficultés de traduction de concepts très éloignés de la pensée cartésienne occidentale.
Vous le savez, il faut des années d’études pour :
– comprendre à peu près le sens des 5 éléments (ou mouvements, ou manifestions, ou fonctions,…), les cycles d’engendrement, de conquête,…
– saisir les notions très subtiles du Qi, du Yin et du Yang,
– faire la différence entre le Rein (en médecine chinoise) et le rein (en médecine occidentale et les descriptions anatomo-physiopathologiques qui en découlent), …Progressivement des schémas nouveaux se forgent dans notre esprit. Ces notions étranges au départ, deviennent plus concrêtes, des aspects très pratiques et pragmatiques de cette médecine (née dans un autre espace-temps) apparaissent. Mais combien d’années, il nous a fallu pour intégrer ces concepts ?
Pour nous, occidentaux, nés, élevés et soignés dans le berceau de la médecine techno-scientifique, il est difficile de nous détacher culturellement d’un modèle et nous ouvrir à un autre. Dans le monde occidental et notamment en France (pays de Descartes, ne l’oublions pas), la reconnaissance de la médecine chinoise n’est pas acquise et à part quelques patients-pionniers, le public n’est pas prêt, le monde hospitalo-universitaire a encore un regard condescendant et quelque peu suspect, les politiques restent frileux et n’ont pas envie d’assumer. C’est entre autre, pour toutes ces raisons que j’ai réagi et reste, encore aujourd’hui, réticent à certains discours : il ne me semble pas nécessaire d’ajouter à la « non-clarification » des notions encore plus impalpables. Personnellement, je me refuserai d’entraîner les patients sur ce terrain ou même de les conforter lorqu’ils voudraient, par hasard, m’y entraîner.
Malgrè ces quelques divergences d’opinions, je vous crois sincère dans vos démarches et j’imagine en vous quelqu’un de passionné et passionnant : Respect. Bien cordialement.
Takinomichi
ParticipantCher Arkania,
Je fais parti de ces personnes (il est vrai peu nombreuses) qui pensent que la médecine chinoise aurait tout à gagner si elle était mieux encadrée avec un enseignement officiel, une vraie déontologie et des référentiels de pratique bien établis ? Bien évidemment, je le dis avec toute la prudence qui s’impose car je pense que nos expériences et nos connaissances sont très différentes et je suis loin d’avoir votre culture sur certains de ces aspects disons plus ésotériques [au sens de « Qui n’est pas accessible à la plupart des gens, du fait de son hermétisme, de sa difficulté ».
Avec tout le respect qu’il se doit et à propos de l’éclairage que vous tentez de nous apporter, je pense que vous connaissez bien ce dicton : « trop d’informations tuent l’information » ? E si je me permets de le rappeler ici, c’est parce qu’il me fait penser à un koan moins célèbre mais de circonstance : « trop de lumières créé l’obscurité ».
Takinomichi
ParticipantJ’avais déjà posé un post sur ce centre, il y a pas mal de temps. Probablement des acteurs importants pour la reconnaissance de la médecine chinoise en France ce qui ne signifie pas la reconnaissance des praticiens non médicaux. Néanmoins, il y aura peut être une ouverture pour les paramédicaux déjà titulaires d’un diplôme d’état mais limitée à certaines pratiques : Tuina, Qi Gong voire le Shiatsu (oui, je sais ce dernier est japonais, ne criez pas comme ça, c’est mauvais pour Foie !).
Takinomichi
ParticipantEffectivement, le qualificatif « national » reste pour le moins ambigu. Peut être que le terme « certificat fédéral » serait plus juste, c’est en tout cas, le choix qu’à fait une fédération de shiatsu.
De toute façon, je ne suis pas juriste non plus, juste porteur de quelques questions (existentielles).
Takinomichi
Participant« il n’est pas légal en France de créer un diplôme qui n’a pas de reconnaissance officielle. C’est un délit ».
Je n’ai trouvé aucune référence juridique le confirmant par contre la législation distingue plusieurs catégories de diplômes :
– nationaux (système LMD)
– d’état (comme son nom l’indique la validité est reconnue par l’état)
– d’universités (délivrés par les universités et n’entrant pas dans la catégorie des diplomes nationaux)
– d’établissements (publics ou privés)La reconnaissance officielle d’un diplôme est liée à l’inscription dudit dipôme sur le « répertoire national des certifications professionnels ». Le fait qu’il n’y figure pas à des conséquences sur plusieurs points :
– aucune validité sur le marché du travail
– aucune possiblité d’obtenir une équivalence (UV, UC, etc..) dans le cadre de poursuite d’étude à l’université
– aucune reconnaissance pour obtenir une VAEEn clair, ces diplômes ne donnent aucun droit et aucun avantage si ce n’est qu’une sorte « faire-valoir personnel » mais est-ce que ça constitue pour autant un délit ?
(je ne parle pas du problème d’exercice illégale de la médecine qui est autre chose)Takinomichi
ParticipantBonjour,
La MA est une maladie qui présente des tableaux très divers d’une part parce que l’évolution est lente (plusieurs années), passe par plusieurs stades et d’autre, part parce que chacun est différent à la base. Lorsqu’elle survient à un âge avancé (> 80 ans), le patient présente, souvent, d’autres pathologies somatiques qui modifient de fait la prise en charge ou la symptomatologie. Actuellement, il n’y a pas de traitement efficace en médecine occidentale, seules quelques molécules permettent de freiner l’évolution (ce qui est déjà un progrès important en attendant mieux). La prise en charge reste essentiellement médico-sociale, c’est-à-dire qu’on propose à la famille des solutions palliatives pour l’aider dans la prise en charge de leur patient. (hôpitaux de jour, aide à domicile, hospitalisation en soins de longue durée, etc.); En principe les aides sont graduelles, elles augmentent au fur et à mesure de l’évolution de la maladie.
En médecine chinoise, il serait malhonnête de prétendre qu’il existe des solutions efficaces, à mon avis, ça se saurait. Néanmoins, des expériences interressantes sont faites dans les hôpitaux à l’étranger et aussi en France, la pratique régulière du tai ji quan (tai chi chuan) et du qi gong est de plus en plus proposée et montrent des résultats assez interressants. Attention, il ne s’agit pas de solution miracle, tout juste une aide (patient plus calme, retard semble-t-il dans l’évolution de la maladie, moins de troubles de la marche, etc.).
Je vous conseille de vous rapprocher d’associations spécialisée, elles sont souvent plus à même de vous proposer des aides adaptéés pour aujourd’hui et à anticiper pour les années suivante.
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