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TaiYin ShaoYang
ParticipantOk, on revoit ça en Septembre.
Moi-même je ne puis participer que de manière intermittente en Août.
Vivement Septembre, ça à l’air intéressant de discuter de cela avec vous.
Bonne vacances.
TaiYin ShaoYang
ParticipantTrebor a écrit : Je viens de lire vos échanges et j’ai l’impression que vous découpez la réalité de zhongyi pratiquée par les occidentaux pour justifier votre découpage.
Bonjour,
Il faudrait que vous me précisiez de quel(s) passage(s) vous parlez.
De même pour les postulats sujets à critiques.Trebor a écrit :
L’intérieur est le seul endroit où l’unité s’expérimente car la pensée, qui nous maintient constamment à l’extérieur de nous-même, est confinée dans la dualité de ses représentations.
Vous ne pouvez donc pas parler d’unité si vous ne l’avez pas d’abord trouvée à l’intérieur de vous en dehors du champ mental..J’apprécie cette idée.
Dans ce cas, pouvez-vous m’expliciter comment cela se traduit dans la réalité clinique pour vous et d’après votre expérience (s’il vous est possible de le faire)?Trebor a écrit :
Il faudrait porter cet échange sur un autre fil où on pourrait intervenir librement.Pour ça, je vous laisse voir pour les détails.
Cependant, il se peut que je coupe la conversation si c’est pour partir sur des développements élaborés de la conscience qui sont éloignés de ce pour quoi nous sommes là: ZhongYi.
TaiYin ShaoYang
ParticipantPhilippe Sionneau a écrit :
Tu as étudié quoi comme classiques ? Où ?Comme indiqué précédemment, c’est le Shang Han Lun que j’ai étudié et que j’étudie.
S’ajoute à cela les quelques passages du Nei Jing les plus cruciaux, des extraits du Yi Jing, de Confucius, du Tao Te Jing, et j’ai droit à quelques « suggestions » du Huainanzi, du Liji, du Hanshu, du Zhouli et du Luoshu (peut-être même que j’en oublie).
Où? Dans les Classiques bien sûr. Où d’autre?
TaiYin ShaoYang
ParticipantC’est magnifique!
Aujourd’hui, on n’apprend plus les Classiques: on fait de la médecine chinoise qui est coupée de son fondement.
Et ce fondement ne reçoit plus d’attention.
Bref, le Ciel Postérieur ne vient plus nourrir le Ciel Antérieur.
La fonction ne fait plus de retour à la forme.Avec les Classiques, chacun y prend ce qu’il est capable d’en comprendre et d’appliquer, pour ensuite développer sa pensée et approfondir sa compréhension.
Et il m’est bien avis que ceux qui ont crée le diagnostique par les ZangFu autres systèmes de diagnostique ont étudié les Classiques.
Ensuite ils ont crée ces méthodes de diagnostique.
En bref, ils sont parti de la base pour développer quelque chose.
Et en s’inspirant des Classiques, en appliquant ces principes et en y revenant encore et encore pour y approfondir sa compréhension, le praticien/médecin enrichit la médecine.
C’est ce qu’ils ont fait.Mais sans l’étude des Classiques, on est dans une situation où le Ciel Postérieur ne vient plus nourrir le Ciel Antérieur.
C’est la fonction qui ne vient plus nourrir la forme.
Selon cette vision, la médecine Chinoise est en situation pathologique. C’est globalement le cas.Mais le problème du diagnostique par les ZangFu, c’est qu’il est mal calibré.
Sans Yin Yang, de quelle Médecine Chinoise parle-t-on?Oui, ce qu’on peut faire en clinique dépend beaucoup de l’interprétation qu’on en fait.
Et c’est ça la beauté de notre médecine: chacun peut y trouver matière à s’améliorer.Les résultats cliniques valident notre interprétation.
Ce sont les résultats cliniques qui nous montrent qu’on a bien compris.
C’est un garde-fou.Philippe Sionneau a écrit : Je suppose que tu veux parler du Shāng Hán Zá Bìng Lùn 伤寒杂病论.
Non, non, je voulais bien parler du ShangHan Lun, et plus précisément des 6 chapitres: TaiYang, YangMing, ShaoYang, TaiYin, ShaoYin et JueYin.
Pour ma façon de présenter ces sujets, ils répondent tous au fait que ce sont des réflexions.
Ça me semble donc plus approprié ainsi.TaiYin ShaoYang
ParticipantBonjour,
Aujourd’hui, j’aimerai parler de l’importance du ShangHan Lun
Comment étudier la Médecine Chinoise sans étudier le ShangHan Lun?
C’est une erreur de laisser le ShangHan Lun de côté.
Pourquoi?
Parce que ne pas étudier, et le moment venu mettre en pratique les « principes » énoncés dans le ShangHan Lun, c’est s’écarter du principe directeur: « Le Ciel et l’humain ne font qu’un. » (天人合一).Avec les Ba Gang, le diagnostique par les ZangFu et autres diagnostiques qui sont répertoriés en tableaux, on se met à « penser tableaux », alors que la vie et le corps humain ne fonctionnent pas suivant des tableaux.
L’intérêt du SangHan Lun, c’est qu’il décrit la vie suivant le Yin et le Yang, ce que ne font plus les syndromes du style « déficience du sang du Foie » ou encore « déficience du Qi de la Rate » et autres « syndromes » du même style.
En quoi la déficience du sang du Foie vient-elle du Yin et du Yang?
Je suis prêt à parier que ceux qui pensent déficience du sang du Foie devant un patient présentant les signes associés ne sont même pas passés par l’étape Yin-Yang.
Éloigner son raisonnement du Yin et du Yang, ce n’est plus faire de la Médecine Chinoise.
On se met alors à appliquer des points (dont on ne connait parfois même pas la signification du nom, voire pire on ne connait que le numéro donné par la nomenclature).
On prescrit alors machinalement TaiChong ou San Yin Qiao?
Mais faire ainsi, est-ce tenir compte de la particularité du patient?
De plus, on ne tient plus compte de 天人合一 et on devient des machines.Par contre, si on se reporte au ShangHan Lun, par 天人合一 on sait que les Occidentaux sont YangMing.
On sait aussi qu’un Japonais par exemple est ShaoYang.
Ainsi, on traitera pour les mêmes syndromes l’un par rapport au YangMing, et l’autre par rapport au ShaoYang.Le ShangHan Lun n’est pas un livre de formules de pharmacopée. C’est la Vie.
Il décrit précisément ce qui se passe quand une journée se passe mal physiologiquement:
C’est le passage du Soleil à l’heure Chou, ou à l’heure Wei, ou Xu, etc…
C’est par exemple une personne qui a des problèmes dès qu’elle se lève le matin.
Ou alors qui n’arrive pas à s’endormir. Ou qui ne digère pas bien et a de la constipation.
Même un rhume est ramenable à une variable temporelle.
Surtout qu’en plus derrière, de toute façon on puncture des points des 3 Yin et des 3 Yang (= les 6 méridiens = ShangHan Lun).Enfin, nous ne devrions pas dire que nous faisons de la Médecine Chinoise. Nous devrions dire que nous faisons ZhongYi 中醫.
Ainsi, nous sous entendrions que nous faisons ZhongYi 中一: l’unité avec le centre, et donc nous faisons en sorte que le patient ne fasse qu’un avec son centre.
Alors le patient n’a plus de tendance donc il ne penche ni trop dans le Yin, ni trop dans le Yang mais est en harmonie avec les deux. Ce qui nous ramène à 平人者不病也: la personne équilibrée n’est pas malade.
Comment le patient serait-il alors malade?TaiYin ShaoYang
ParticipantVoilà le type de question que j’aime.
On dirait une énigme.
C’est aussi pour ça que j’adore les forums.
TaiYin ShaoYang
ParticipantBon, voici une autre idée parmi d’autres:
On nous dit que le « médecin supérieur » traite la maladie avant qu’elle n’apparaisse.
Ailleurs, on nous dit qu’il faut parfois traiter la branche d’abord.
Dans ce cas, comment fait le médecin qui veut agir tel le médecin supérieur?
Y aurait-il contradiction?En fait, on traite la branche d’abord (les cas d’urgence par exemple) car celle-ci va devenir la racine d’autre chose.
Dans les cas de diarrhées par exemple.Est-ce que je me fourvoie totalement?
Ce raisonnement peut-il être davantage approfondi?Merci d’avance pour vos lumières
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