Acupuncture
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E
Par Elisabeth Rochat de la Vallée
HE 合 Ricci n° 1726 - Wieger n° 14 B - Mathews n° 2117 - Giles n° 3947.
Unir, grouper, fermer, rencontrer, associer.
GU 谷 Ricci n° 2720 - Grand Ricci n° 6162 - Wieger n° 18 E - Mathews n° 3483 - Giles n° 6239.
Vallée, ravin, lit d'un torrent entre deux montagnes. Gouffre, antre, caverne, souterrain. Se trouver dans une impasse, incapable d'avancer ou de reculer.
"Hegu a comme autre nom : Hukou (虎口). Il se situe à l'interstice (jian 間) de l'index; là passe avec ampleur (guo 過) la circulation ( mai 脈) du Yangming de main; c'est le (point) source (yuan 原). On le puncture en pénétrant à 3 dixièmes de pouce et en y restant 6 expirations; on y applique 3 fois la moxibustion." (Jiayijing, III, 27)
"Le Gros Intestin ... passe avec ampleur (guo 過)[i] à Hegu. Hegu se situe à l'interstice ( jian 間) des os en fourche à l'index[ii]." (LS 2)
Les os en fourche représentent l'articulation inter-métacarpienne.
"La source (yuan 原) du Gros Intestin sort (chu 出, apparaît) à Hegu." (Nanjing 66)
Le point se situe sur le bord latéral du deuxième métacarpien, au niveau de l'extrémité proximale du corps de cet os. On le trouve soit en écartant au maximum l'index du pouce pour préciser la dépression où se situe le point; soit, au contraire, en serrant le pouce contre l'index et en allant chercher le point à l'extrémité du pli formé entre ces deux doigts, contre le bord externe du premier inter-osseux dorsal.
D'une façon ou d'une autre, le point se situe à la jonction du pouce et de l'index, le pouce étant le doigt porteur du méridien Taiyin de main, Poumon, couplé avec le Yangming de main, Gros Intestin. Il se trouve donc à la conjonction des vallées de circulation que représentent ces deux doigts; c'est donc, par là, une conjonction des souffles du métal yin et du métal yang.
On peut considérer que la jonction des deux os forme comme une large vallée.
Mais les os ne sont pas seulement les monts qui déterminent les vallées entre eux; ils donnent aussi l'orientation juste à tous les courants de l'animation :
"Il faut donc veiller scrupuleusement à l'harmonie des saveurs, rendant aux os leur position exacte et aux musculaires leur souplesse, pour que les souffles et le sang s'écoulent bien, pour que les linéaments[iii] soient maintenus serrés. Quand il en est ainsi, os et souffles bénéficient des essences." (SW 3)
Les Reins, gardiens des essences, sont maîtres des os, auxquels ils confèrent la puissance profonde qui permet la position juste, droite, solide, voire verticale. L'exactitude de l'animation vient de la vie authentique.
Quand les éléments de la vitalité sont dans l'authenticité de leur nature, tout s'organise sur une base saine : souffles et sang ne trouveront nul obstacle sur leur parcours, correctement délimité par les muscles et les chairs et guidé par les os. Les os sont, dans le corps, semblables aux rocs et aux montagnes entre lesquels se creusent les vallées.
Les souffles avec les os forment un couple où le plus solide, le plus affirmé dans une forme (les os) répond au plus fluide, à ce qui est sans forme (les souffles). Le plus immobile et le plus volatile dépendent, chacun à sa manière, des essences très pures. Les souffles qui circulent dans les vallées et les os doivent présenter la même rectitude, la même force souple. Une conjonction d'os est la concrétisation d'une jonction de souffles; le courant de souffles permet et maintien le surgissement de l'os.
D'où la permutation possible entre gu 谷, vallée, et gu 骨, os. Ainsi, le jingxue donne comme nom possible à Hegu (合谷) : Hegu (合骨); cela se reproduit fréquemment (cf. Rangu, R.2).
Une des techniques de puncture, présentées en LS 7, est la puncture dite des vallées en conjonction (he gu ci 合谷刺).
"La puncture des vallées en conjonction (he gu 合谷), c'est (de puncturer) à gauche et à droite en patte de poulet. On met les aiguilles dans les interstices où les chairs se divisent (fen rou zhi jian 分肉之間) afin de dégager les bi dans les chairs (ji bi 肌痹). La correspondance est à la Rate."
Après avoir planté une aiguille, on en dispose deux ou trois autres, de part et d'autre, obliquement, faisant un dessin qui ressemble à une patte de poulet. Il semble que si l'on prolonge les lignes de direction de chaque aiguille, elles soient convergentes, d'où le nom donné à cette puncture : on fait converger vers une vallée musculaire, désertée par le yang, les souffles qui lui manquent. On rétablit ainsi les libres circulations compromises par les blocages dits bi (痹).
Hegu, G.I.4, est un point excellent pour le rétablissement des circulations bloquées, jouissant d'un emplacement naturel de convergence. C'est ce qui expliquerait qu'en couple avec Taichong, F.3, il compose l'ensemble appelé : si guan (四關), les Quatre passes[iv] que l'on utilise pour ouvrir les communications gênées ou stoppées [v].
Sur la face interne de la main se trouve l'éminence thénar, porteuse de Yuji (P.10), dont on connaît le rôle de rassembleur des luomai (絡脈), réseaux de liaison et capillaires :
"Les grands rassemblements (da hui 大會) des chairs forment les vallées (gu 谷) et les petits rassemblements (xiao hui 小會) des chairs forment les ravines (xi 谿). Les interstices où les chairs se séparent (rou fen zhi jian 肉分之間) [vi] sont les rassemblements des vallées et des ravines; c'est pour la circulation de la reconstitution et de la défense (rong wei 榮衛), pour le rassemblement des grands souffles." (SW 58).
De nombreux points comportent l'image de la vallée ou de la ravine dans leur nom. La position anatomique le justifie pratiquement toujours; le sens se module en fonction de l'insertion du point dans divers ensembles comme en fonction du caractère qui complète le nom.
Une vallée est un réceptacle inextinguible[vii], un creux toujours prêt à être rempli. Ce qui remplit la grande vallée qu'est l'espace terrestre, ouvert au Ciel, ce sont les Esprits[viii]. Analogiquement, dans le corps de l'homme, ses réceptacles terrestres les plus profonds et les plus vitaux sont ses Cinq zang, eux aussi se satisfaisant seulement de la plénitude leur venant des Esprits (shen 神).
Les vallées qui sont mentionnées dans les noms des points rappellent, non pas les zang, mais les innombrables voies de communication par où passent les éléments nutritifs de la reconstruction. Analogiquement, ce qui remplit les multiples vallées de la terre, c'est parfois de l'eau; mais c'est aussi des céréales[ix], c'est-à-dire tout ce qui sert à la subsistance :
"On faisait aussi des offrandes ... aux montagnes, aux forêts, aux cours d'eau, aux vallées, aux collines, aux chaînes de montagnes, parce que le peuple en tire des matières utiles." (Liji, Trad. Couvreur, II, p.270)
Une armée en campagne se soucie de ne pas traîner dans les montagnes, mais de gagner promptement les vallées, car c'est là que l'on trouve ce qui est nécessaire à la subsistance[x].
Les vallées participent activement aux échanges qui font la vie entre Ciel et Terre, car rien ne circule que dans le vide médian et les vallées représentent la capacité d'accueil dans l'espace médian; dans le corps humain, les chairs (sous l'autorité de la Rate et de l'Estomac, qui forment le Réchauffeur Médian) sont une image privilégiée de ce médian, entre profondeur et superficie, entre peau et os (sous l'autorité, respectivement, du Poumon et des Reins, Réchauffeur Supérieur et Réchauffeur Inférieur) :
"Parce que les montagnes, les forêts, les rivières, les vallées, les chaînes de montagnes avaient le pouvoir de produire des nuages, d'amener le vent et la pluie, de présenter des phénomènes prodigieux, on disait qu'elles étaient régies par des génies (et on les honorait)." (Liji, Trad. Couvreur, II, p.260)
Signalons, enfin, que le Shanhaijing[xi] connaît un mont Hegu, et le Yupian, le mont Jingu (金谷), c'est-à-dire la Vallée du Métal.
Nous avons vu l'ensemble formé par les 2 Hegu et les 2 Taichong (F.3).
Rappelons que si l'on prend les noms secondaires de G.I.2 et G.I.3, on a une succession de vallées : Jiangu (間谷), Shaogu (少谷) et, finalement, Hegu (合谷) : ce qui commence comme une légère fissure, se développe en petite vallée solitaire qui accomplit ses promesses et s'épanouit pleinement en recevant l'apport d'autres vallées et s'ouvrant largement.
Le point suivant, sur le Yangming, est Yangxi (陽谿, G.I.5) qui contrapose à la vallée (gu 谷), la ravine (xi 谿).
Sur le Taiyang de main, à même hauteur, une série de points porte les mêmes notions de vallées et ravines : Qiangu (前谷, I.G.2), Houxi (後谿, I.G.3) et Yanggu (陽谷, I.G.5).
Si le caractère de vallée (gu 谷) apparaît dans une dizaine d'autres points, la conjonction marquée par he (合) ne se retrouve que dans le nom de V.55, Heyang (合陽). Ce point est à la jonction des deux branches du méridien Taiyang de pied, là où le courant Taiyang, qui s'était séparé, ne fait plus, à nouveau, qu'un seul souffle.
Nous avons déjà signalé la variante Hegu (合骨), où l'os remplace la vallée.
On trouve également Hankou (含口) pour insister sur la capacité à contenir.
Mais le nom secondaire le plus fréquent est celui déjà signalé par le Jiayijing : Hukou (虎口), la gueule du tigre. En effet, quand on ouvre la main, écartant le pouce de l'index (comme pour trouver le point), cela forme quelque chose qui ressemble à la gueule d'un tigre. La bouche (kou 口) marque l'appétit, l'accueil et le tigre manifeste la force de la puissance vitale qui se trouve à cette conjonction de vallées et donc de courants. Le tigre est aussi l'animal emblématique de l'Ouest, lié au métal. La "bouche du tigre" marque bien la pince du pouce et de l'index, les deux doigts qui déterminent entre eux une ouverture et une fermeture et qui portent chacun en son extrémité le nom de la note correspondant à l'élément métal ( shang).
Jiayijing
"Rhinorrhée et épistaxis, maladie de chaleur où la sueur ne sort pas, affection de l'œil, on ferme les yeux car on a mal[xii], céphalée, caries dentaires : sous l'autorité de Hegu [xiii]." (Jiayijing VII, 1, xia)
"Hémiplégie (ou quadriplégie, fei 痱), impotence (wei 痿), bras et poignets ne servent plus, plus de retenue aux commissures des lèvres : sous l'autorité de Hegu."(Jiayijing, X, 2)
"Aphonie où l'on ne parle plus du tout : sous l'autorité de Hegu, ainsi que de Yongquan (R.1) et Yangqiao (V.B.35) [xiv]."(Jiayijing, XII, 2)
"Diminution de l'acuité auditive (long 聾) par absence de libres communications dans l'oreille : sous l'autorité de Hegu."
"Caries et douleur aux dents : sous l'autorité de Hegu. Mais on dit également sous l'autorité de Shaohai [xv]."(Jiayijing, XII, 6)
Hegu figure dans plusieurs listes de points : pour les fièvres intermittentes (Jiayijing, VII, 5, cf. G.I.3), pour le chaud et froid (frissons et fièvres, han re) (Jiayijing, VIII, 1 xia, avec G.I.5), pour la folie furieuse (Jiayijing, XI, 2, où il est en compagnie de Yuji, P.10), pour les blocages des passages par la gorge (hou bi 喉痹) (Jiayijing, XII, 8, cf. G.I.1).
Qianjin
"Pour traiter des lèvres cyanosées, on moxe la gueule du tigre (Hukou, G.I.4); à gauche chez un homme et à droite chez une femme." (Qianjin, juan 6)
Zhenjiu dacheng
". Atteintes par le froid avec grande soif (shang han da ke 傷寒大渴).
. Le pouls est superficiel et à l'avers.
. Accès de fièvre et crainte du froid.
. Céphalée et épine dorsale raidie.
. Pas de sueur.
. Fièvres intermittentes avec chaud et froid.
. Épistaxis incessante.
. Maladie de chaleur où la sueur ne sort pas.
. La vision s'aveugle.
. Apparition de taies blanches (à l'œil).
. Céphalées.
. Caries aux dents du bas.
. Diminution de l'acuité auditive (surdité).
. Blocage du fonctionnement de la gorge (houbi 喉痹).
. Œdème au visage.
. Les commissures des lèvres ne retiennent plus.
. Aphonie où l'on ne peut plus parler.
. Trismus, impossibilité à ouvrir la bouche.
. Hémiplégie (pian feng 偏風).
. Maladie éruptive[xvi] et croûtes[xvii].
. Migraines (pian zheng tou tong 偏正頭痛).
. Douleur irradiante à l'interne des lombes et de l'épine dorsale.
. Amygdalite (aiguë) simple du jeune enfant."
On précise que Hegu peut être dispersé chez la femme enceinte, mais jamais tonifié, sous peine d'avortement. Il y a en particulier une recette d'avortement avec dispersion de Sanyinjiao (Rt.6) et tonification de Hegu (G.I.4); alors que le contraire (tonification de Sanyinjiao et dispersion de Hegu) peut être bénéfique.
On explique de la façon suivante :
"Sanyinjiao est le croisement/réunion des trois mai de Reins, Foie et Rate; il commande le yin et le sang (yin xue 陰血), et il convient (dans le cas de la femme enceinte) de tonifier le sang et surtout de ne pas le disperser.
Hegu est le point source (yuan) du Gros Intestin et le Gros Intestin est en relation avers/revers avec le Poumon, qui commande les souffles; il convient donc de le disperser et surtout pas de le tonifier.
Ainsi donc, une dispersion sur Sanyinjiao et une tonification sur Hegu provoque un déclin du sang et un prospérité de souffles; alors que une tonification sur Sanyinjiao et une dispersion sur Hegu provoque une prospérité du sang et un déclin de souffles.
C'est ce qui est dit : 'Quand le sang décline et que les souffles prospèrent, il n'y a pas de grossesse. Quand le sang prospère et que les souffles déclinent, il y a grossesse.' "
Il vaut mieux (comme le disent la plupart) s'abstenir de toucher à ces deux points en cas de grossesse.
Bon nombre de symptômes découlent de la relation interne/extérieur (nei wai 內外) entre le Poumon et le Gros Intestin.
La douleur irradiante (et tiraillante) à l'interne des lombes et de l'épine dorsale s'explique par une atteinte sur les Reins qui vient d'un blocage de souffles au Gros Intestin, avec irradiation douloureuse à l'avant jusqu'au nombril et à l'arrière aux lombes et à l'épine dorsale. Quand c'est dans le méridien du Taiyang de pied, alors il convient de prendre le point shu du Gros Intestin. Quand c'est dans le méridien du Gros Intestin, alors il convient de prendre à Hegu (G.I.4).
Autres symptômes
. Vision qui se trouble et tête qui tourne.
. Œil rouge, enflé, douloureux (conjonctivite).
. Sinusite (bi yuan 鼻淵).
. Bouche et œil de travers.
. Oreillons.
. Douleur aux doigts, à la paume et à l'avant-bras.
. Pas de sueur ou suées abondantes.
. Toux.
. Aménorrhée.
. Accouchement difficile (zhi chan 滯產).
. Douleur à l'estomac.
. Douleur au ventre.
. Constipation (bian mi 便秘).
. Dysenterie.
. Convulsions infantiles.
. Grippe et bronchite (grippe avec congestion broncho-pulmonaire).
. Spasmes et paralysie des nerfs faciaux.
. Amygdalite.
. Neurasthénie.
. Dysenterie bacillaire.
. Névralgie du trijumeau.
Clarifier la chaleur et délivrer l'avers (qing re jie biao 清熱解表).
Rendre sa clarté à la vision et son acuité à l'audition (ming mu cong er 明目聰耳).
Faire s'écouler les vents pour arrêter la douleur (liu feng zhi tong 流風止痛).
Clarifier et évacuer le Yangming (qing xie yang ming 清泄陽明).
Régulariser et remettre en ordre Estomac et Intestin (tiao li wei chang 調理胃腸).
Faire circuler les réseaux de liaison et ouvrir les orifices (tong luo kai qiao 通絡開竅).
Pour certains, ce point a aussi la faculté de clarifier les souffles du Poumon (comme un effet de sa capacité à faire reculer la chaleur et libérer l'avers, y permettant le rétablissement des libres communications). S'il aide la propagation des souffles du Poumon, il permet de chasser les pervers, de délivrer l'avers, de disperser le vent externe. Mais s'il aide à dégager le Poumon, il permet de restituer un meilleur abaissement qui va profiter au bon fonctionnement de l'Estomac et des Intestins.
Hegu est très actif dans le traitement de la tête, de la face avec les organes des sens, ainsi que les dents et les lèvres.
Il est aussi utilisé pour faire baisser la fièvre, particulièrement quand elle vent d'une plénitude du yang. Mais il peut aussi renforcer les souffles, en cas de faiblesse de ces derniers.
Le Dacheng dit que dans la combinaison des points source (yuan) et luo, rendant compte de la règle dite maître et invité (zhu ke 主客), le Gros Intestin maître reçoit en hôte le Poumon : le Gros Intestin, Yangming, encadre les narines, on peut soigner alors à ce point (source, hôte du Poumon) en combinaison avec le point luo du Poumon, Lieque (P.7) les symptômes de douleur au visage et aux dents, de joues enflées (oreillons), œil jaune et bouche sèche, nez qui coule (rhinorrhée) écoulements de morve claire (rhinorrhée) et saignement, blocage du fonctionnement de la gorge (houbi ), douleur à l'avant de l'épaule...
Une autre association célèbre est avec Taichong (F.3) : ce sont les si guan (四關), les Quatre passes, pour ouvrir les orifices et ranimer les Esprits et rétablir la sérénité (kai qiao xing shen zhen jing 開竅醒神鎮靜). Mais cette ouverture des Quatre passes peut aussi traiter des blocages douloureux avec chaud et froid (han re bi tong 寒熱痹痛) qui peuvent être des rhumatismes ou des paralysies de membres, aussi bien que des malaises et des oppressions à la poitrine, des contre-courants à l'abdomen ou au thorax; on les donne aussi pour débloquer le nez bouché ou les polypes nasaux ou encore traiter les sinusites (bi yuan 鼻淵).
Une association Hegu et Sanli (E.36), excellente pour les diarrhées des enfants, met bien en évidence le rapport de ce point avec l'Estomac et le Gros Intestin, l'ensemble du Yangming.
Une autre association, avec Quchi (G.I.11), en dispersion, fait reculer la chaleur et libère l'avers, par exemple en cas de rhume avec vent et chaleur, ou encore en cas de maladies éruptives infantiles (rubéole).
On peut choisir également, pour faire reculer la fièvre, d'associer Hegu à Xiangu (E.43) pour clarifier et disperser la chaleur en excès dans les Yangming.
D'autres associations sont possibles pour libérer l'avers en chassant la chaleur, comme avec Waiguan (T.R.5). ou encore avec Dazhui (D.M.14). Ainsi, dans des cas de chaud et froid (frisons et fièvres, han re), on disperse Dazhui (D.M.14) pour propager les souffles yang et leur rendre leurs libres communications (xuan tong yang qi 宣通陽氣) et Hegu pour libérer les chairs (jie ji 解肌) et faire reculer la chaleur. Cela parce que les souffles des trois méridiens yang se rencontrent à Dazhui (D.M.14) et que Hegu est le point source d'un méridien Yangming et que le Yangming commande les chairs en même temps qu'il est en relation avers/revers avec le Poumon.
En gynécologie, Hegu se trouve facilement associé à Sanyinjiao (Rt.6). Dans les aménorrhées par blocage du sang (symptôme de plénitude), on tonifie Hegu et on disperse Sanyinjiao (Rt.6) pour faire circuler par en bas sang et souffles et rétablir les règles. On tonifie Hegu et disperse Sanyinjiao, en application de la règle : tonifier le haut et disperser le bas, pour faire circuler vers en bas sang et souffles, résoudre le problèmes de stagnation et extravasation, blocage et stases, dans le cas de règles douloureuses.
Enfin, tonifier Hegu et disperser Fuliu (R.7) stimule la transpiration et aide à libérer l'avers.
"Quand il y a peu de sueur, on commence par tonifier Hegu et ensuite on disperse Fuliu (R.7). Quand il y a abondance de sueur, on commence par disperser Hegu, puis ensuite on tonifie Fuliu." (Zhenjiu dacheng)
"Maux de tête avec vision qui se trouble et tête qui tourne : Hegu, Fenglong (E.40), Jiexi (E.41), Fengchi (V.B.20)." (Dacheng)
Avec Taichong (F.3) mais aussi Yinjiao (D.M.28) pour les nez bouchés et les sinusites (bi yuan).
Le Baizhengfu indique la combinaison Hegu et Tianfu (P.3) pour les épistaxis.
Avec Xiaguan (E.7) et Jiache (E.6) pour les maux de dents.
Avec Jiache (E.6) en cas de trismus dû à une attaque par le vent.
Avec Yifeng (T.R.17) pour les blocages de la gorge (houbi).
"Gorge enflée et douloureuse, blocage empêchant boisson et aliment de descendre : Hegu, Shaoshang (P.11)." (Dacheng)
Le Jiayijing indique une combinaison de Hegu avec Yongquan (R.1) et Yangjiao (V.B.35) pour les aphonies où l'on ne peut plus parler.
"Hegu et Shuigou (D.M.26) pour les commissures des lèvres qui ne retiennent plus, les aphonies où l'on ne peut plus parler, les trismus." (Qianjinfang)
"Dans les cas de fièvres intermittentes de froid avec visage œdématié et gargouillements d'intestin, on prend d'abord Hegu, puis ensuite Neiting (E.44)." (Tianxingmijuege)
"Hegu et Wuchu (V.5) pour la chaleur de la tête due au vent (feng tou re 風頭熱)." (Qianjinfang)
L'alliance de Hegu avec Sanjian (G.I.3) est aussi donnée pour les céphalées dites vents de la tête accompagnées de maux de dents.
"Hegu avec Yangchi (T.R.4), Xiaxi (V.B.43) et Jinggu (V.64) pour les chauds et froids des fièvres intermittentes." (Qianjinfang)
"Poitrine et ventre ballonnés, avec gargouillements dus à la présence de souffles : Hegu, Sanli (E.36), Qimen (F.14)." (Dacheng)
Avec Sanyinjiao (Rt.6) pour les aménorrhées, les accouchements difficiles.
"Accouchement difficile : Hegu (tonification), Sanyinjiao (dispersion) et Taichong (F.3)." (Dacheng)
G.I.5 YANGXI (陽谿) YANG HSI - YANG HIYANG 陽 Ricci n° 5650 - Grand Ricci n° 2487 - Wieger n° 101 B - Mathews n° 7265 - Giles n° 12883.
Yang, adret, lumière, soleil ...
XI 溪 ou 谿 Ricci n° 1831 et n° 1803 - Grand Ricci n° 4018 et n° 4089 - Wieger n° 92 C - Mathews n° 510 et n° 511 - Giles n° 1007 et n° 1009.
Torrent, rivière encaissée. Vallée encaissée; gorge profonde. Creux; vide.
"Yangxi, c'est le feu; un autre nom est : Zhongkui (中魁). Il se situe en plein sur le poignet, sur le bord supérieur, à l'intervalle entre deux côtés ( liang pang jian 兩傍間), en plein dans la dépression; là marche (xing 行) la circulation (mai 脈) du Yangming de main; c'est le (point) jing (經). On le puncture en pénétrant à 3 dixièmes de pouce et en y restant 7 expirations; on y applique 3 fois la moxibustion." (Jiayijing, III, 27)
"Le Gros Intestin ... marche (xing 行) à Yangxi. Yangxi se situe à l'intervalle des deux muscles (liang jin jian 兩筋間), en plein dans la dépression; c'est le (point) jing (經)." (LS 2)
Le point se situe dans la continuation du pli antérieur du poignet, légèrement en dessous de l'horizontale qui passe par la pointe de l'apophyse styloïde.
Ce point est dans une position yang : sur la face externe du poignet. Il se situe entre l'apophyse styloïde et le scaphoïde, dans le fond de la tabatière anatomique. Un creux se dessine, semblable à la ravine coincée entre deux flans de montagne et où se tendent deux muscles, le court et le long extenseur du pouce.
Le LS 5 fait "se déverser (zhu 注) à Yangxi" le courant du Yangming de main pour le faire pénétrer ensuite à Futu (G.I.18), au cou : le courant ayant passé l'articulation du poignet, comme encaissé entre deux versants, est bien dirigé et continu sa montée jusqu'à la face.
Pour certains, il y a rencontre au niveau de Yangxi avec la circulation qui se sépare du méridien Taiyin de main à Lieque (P.7). Cette conjonction se fait dans la profondeur d'une vallée; sa puissance se manifeste dans le jeu musculaire, dont l'extension marque la caractéristique yang.
Yangxi est le nœud qui termine le premier faisceau musculaire du Yangming de main; il est aussi le départ du second, qui va s'achever au pli de flexion du coude (cf. LS 13 en Introduction).
Rappelons simplement que les ravines, qu'elles soient sèches ou parcourues par un torrent, sont, comme les vallées plus larges (gu 谷), les lieux de circulation ou de recueillement de la vie. Sur Terre, elles sont résidences des Esprits et diffusion de la vitalité qui anime les monts.
"Dans les collines et les ravines (ling xi 陵谿) se tiennent des Esprits terrestres et célestes (gui shen 鬼神); il faut veiller scrupuleusement à leur sacrifier.... On sacrifie tour à tour aux Esprits (shen 神) des ravines et des collines (xi ling 谿陵), des montagnes et des vallées (shan gu 山谷)." (Guanzi, XII, 35)
Noter le double parallélisme de la ravine et de la colline, de la montagne et de la vallée.
On retrouve au poignet ravines et vallées (G.I.5 et I.G.5 Yanggu 陽谷), collines (M.C.7 Daling 大陵), gouffre et étang (P.9, Taiyuan 太淵, T.R.4 Yangchi 陽池), mais également les Esprits qui s'y tiennent (C.7 Shenmen 神門).
La position yang du dos du poignet est attestée en Yangxi (G.I.5) comme en Yanggu (I.G.5) ou en Yangchi (T.R.4). On trouve quelque chose d'analogue au genou ou à la cheville.
Ces yang du poignet s'opposent, sur l'autre côté, à un gouffre profond (Taiyuan, P.9) ou à une éminence de terre (Daling, M.C.7) et à une porte des Esprits (Shenmen, C.7) qui côtoie un Yinxi (陰郄, C.6).
L'eau (représentant sang-et-souffles), à partir de ces stations (les points jing 經), va ruisseler dans l'avant-bras. La qualité du feu, attachée à ces points jing donne facilement l'idée de la vivacité du courant, de la rapidité de la circulation, d'un torrent qui dévale plein de force juvénile la montagne, d'une eau animée de feu qui s'insinue aisément partout pour trouver ses passages entre deux escarpements, entre deux os.
Un autre passage d'articulation, le franchissement d'une autre passe, aura lieu au coude, avec une série de caractères bien différents, évoquant mers et réserves abyssales d'eau.
Xi (谿) revient dans le nom de 5 autres points :
- Houxi (I.G.3), à la base de l'auriculaire, à hauteur de Sanjian, à l'entrée de la mince vallée qui suit le bord externe de la main.
- Jiexi (E.41), à la cheville.
- Xiaxi (V.B.43), à la base du petit orteil, là où il dessine une ravine avec le 4ème orteil.
- Taixi (R.3), à la malléole interne, ravine fine mais où palpite une grande puissance vitale.
- Tianxi (Rt.18), un peu plus haut que l'aisselle, la seule ravine qui ne se trouve pas à l'extrémité d'un membre. La Rate a commandement sur les épaisseurs des chairs et sur l'entretien qui les traverse.
On remarque, à plusieurs reprises, la proximité d'un point portant le caractère xi (谿) avec un autre, portant le caractère gu (谷). Ainsi :
- Hegu (G.I.4) et Yangxi (G.I.5).
- Rangu (R.2) et Taixi (R.3).
- Qiangu (I.G.2) et Houxi (I.G.3), puis Yanggu (I.G.5), avec un Wangu (完谷), où l'os évoque la vallée, ou la montagne.
- Jiexi (E.41) et Xiangu (E.43).
Sur le méridien de Rate, le point portant gu 谷 se trouve à la jambe : Lougu (Rt.7), loin de Tianxi (Rt.18), à la poitrine.
Il n'y a pas de point avec le caractère gu 谷 sur le méridien de Vésicule Biliaire.
Xi et gu forment l'expression qui désigne très habituellement les circulations qui traversent les masses des chairs et ces chairs elles-mêmes. Au poignet, articulation majeure, il y a des os, mais il y a aussi des attaches musculaires, comme en témoigne la localisation en ce point du premier nœud sur le tendino-musculaire du Yangming de main.
Le Jiayijing signale Zhongkui (中魁), marquant l'importance de l'emplacement et jouant, peut-être, sur un sens de kui 魁 : éminence, colline, pour le mettre en relation avec Daling (M.C.7)[xviii]. On serait alors sensible aux hauteurs entre lesquelles s'encaisse la vallée.
Jiayijing
"Rhinorrhée et épistaxis, maladie de chaleur où la sueur ne sort pas, affection oculaire, œil qui se ferme en réaction à la douleur, céphalées par contre-courant consécutif à un reflux (fléchissement, jue ni 厥逆), encombrement à la poitrine qui gêne la respiration : sous l'autorité de Yangxi. (Jiayijing, VII, 1 xia)
"Fièvres intermittentes où le froid est intense : sous l'autorité de Yangxi[xix]." (Jiayiing, VII, 5)
"Paroles démentes, rire, vision de démons : on prend Yangxi, ainsi que les Yangming et Taiyin de main et de pied [xx]." (Jiayijing, XI, 2)
"Croûtes (sur plaies ou boutons, jia jie 痂疥) : sous l'autorité de Yangxi." (Jiayijing, XI, 9, xia)
"Diminution de l'acuité auditive (long 聾) et bourdonnements : Xiaguan (E.7) ainsi que Yangxi, Guanchong (T.R.1), Yemen (T.R.2), Yanggu (I.G.5)." (Jiayijing, XII, 5)
Yangxi figure également dans des listes de points pour chaud et froid (han re) (Jiayijing, VIII, 1 xia), les démences où l'on bave (Jiayijing, XI, 2), les blocages de la gorge (houbi) (Jiayijing, XII, 8).
On remarque, dans la plupart des symptômes, une pathologie qui peut se lier au feu, soit par excès de chaleur, soit par insuffisance de souffles yang. Les indications sur des pathologies de démence manifestent la répercussion de l'atteinte sur le Cœur, un excès de feu. Alors que les symptômes venant d'une répercussion sur le Poumon viennent plus facilement d'une faiblesse du yang
Waitai
"Maladie de chaleur avec malaise au cœur, affection oculaire, œil douloureux et larmoyant, céphalées par contre-courant consécutif à un reflux (fléchissement, jue ni 厥逆), encombrement à la poitrine qui gêne la respiration, maladie de chaleur avec dysenterie (chang pi 腸澼), douleur au bras, au coude, à l'avant-bras; en cas de vide, il y a encombrement des souffles au diaphragme, l'épaule ne peut plus se lever : sous l'autorité de Yangxi[xxi]." (Waitai, juan 39)
Zhenjiu dacheng
". Paroles furieuses, tendance au rire, vision de démons.
. Maladie de chaleur avec malaise au cœur (fan xin 煩心).
. Vents de l'œil[xxii] le rendant rouge, ulcéré (comme tuméfié, lan 爛) et générant des taies.
. Céphalées par contre-courant dû à un reflux (fléchissement, jue ni tou tong 厥逆頭痛)[xxiii].
. Encombrement à la poitrine qui empêche de (bien) respirer.
. Fièvres intermittentes avec chaud et froid.
. Toux due au froid (han sou 寒嗽) avec vomissement de salive spumeuse (ou mo 嘔沫)[xxiv] .
. Blocage du fonctionnement de la gorge (houbi 喉痹).
. Bourdonnements d'oreille (acouphènes) et diminution de l'acuité auditive (surdité).
. Spasmes dus à l'effroi (jing che 驚掣)[xxv].
. Coude et (avant-) bras ne se lèvent (bougent) plus.
. Croûtes (jiajie 痂疥)[xxvi]."
Blocage du fonctionnement de la gorge, spasmes dus à l'effroi, coude et (avant-) bras ne se lèvent (bougent) plus: ces symptômes s'expliquent par le passage du méridien; on les traite au point feu, le point qui commande donc l'irruption et la force de circulation du sang et souffles du Yangming de main dans l'avant-bras, avant le relais du coude.
Les symptômes de l'œil et de l'oreille sont dus à une inflammation, au feu dans le méridien; on les traitera donc par la dispersion du point feu.
Paroles furieuses, tendance au rire, vision de démons, maladie de chaleur avec malaise au cœur sont des symptômes dus à la montée en puissance du feu, avec répercussion sur les fonctions de l'organe maître du feu : le Cœur. On connaît la sensibilité du Yangming à l'inflammation, vue sa grande richesse de sang-et-souffles. Une dispersion en ce point feu du Yangming de main peut être indiquée.
- Encombrement de la poitrine qui empêche de (bien) respirer : obstruction des souffles du Poumon. Un point comme Renying (E.9) est souvent indiqué pour ce symptôme.
- Fièvres intermittentes avec chaud et froid : par présence de glaires dans le Poumon. Les fièvres intermittentes propres au Poumon sont caractérisées par un froid dans la région cardiaque, qui se transforme en chaleur quand il arrive à extrémité; renversement soudain du froid en chaud et du chaud en froid. Il semblerait cependant que le Neijing indique plus volontiers Hegu, G.I.4, pour traiter ces fièvres.
- Toux due au froid avec vomissements (crachats) spumeux : par humidité dans le Poumon.
. Maux de dents[xxvii].
. Mauvaise digestion chez les petits enfants (maldigestion infantile, dyspepsie, indigestion).
. Conjonctivite.
. Amygdalite.
. Paralysie des nerfs faciaux.
. Arthrite du poignet.
Clarifier la chaleur pour apaiser les Esprits (qing re an shen 清熱安神).
Rendre claire la vision et libérer les passages par la gorge (ming mu li yan 明目利咽).
Clarifier la chaleur et dissiper le vent (qing re san feng 清熱散風).
Faciliter les circulations dans le méridien et vivifier les circulations connectives (tong jing huo luo 通經活絡).
Détendre les musculaires et faire fonctionner les articulations (plus particulièrement au poignet) (shu jin li jie 疏筋利節).
Avec Shenmen (C.7) pour calmer les palpitations fortes dues à la déstabilisation par l'effroi, le tressaillement (jing ji zheng zhong 驚悸怔忡).
"Yangxi et Tianrong (I.G.17) commandent les encombrements à la poitrine qui empêchent de (bien) respirer." (Qianjinfang)
"Yangxi et Tianjing (T.R.10) commandent les spasmes dus à l'effroi (jing che 驚掣)." (Qianjinfang)
Avec Yangchi (T.R.4) et Yanggu (I.G.5) pour toutes sortes de contractures, spasmes, douleurs du poignet.
Avec Sanjian (G.I.3), Jianshi (M.C.5) et Geshu (V.17) pour le hoquet.
Le Xihongfu indique l'association avec Erjian (G.I.2) pour les maux de dents, avec enflures douloureuses et blocage du fonctionnement de la gorge. Ou encore pour des maux de dents avec douleurs aux lombes et blocage du fonctionnement de la gorge.
"Yangxi et Yanggu (I.G.5) commandent les conjonctivites (œil rouge et douloureux)." (Qianjinfang)
"Yangxi et Yanggu (I.G.5) commandent les vomissements de la langue (tu she) avec soudaines violentes douleurs à la nuque (li jing 戾頸) [xxviii], le tout accompagné de délire (wang yan 妄言)." (Qianjinfang)
[i] . En LS 5, le Yangming de main est dit s'écouler (liu 溜) à Hegu.
[ii] . Cf. trajet du méridien en LS 10 : "Le mai du Yangming de main ... longe la face supérieure de l'index, sort (vers la superficie, chu 出) à Hegu, entre les deux os et montre rentrer (vers la profondeur, ru 入) au milieu des deux muscles."
[iii] . Cou li (腠理) : Les structures de l'animation rythmique à la superficie du corps, déterminant les moments et la cadence de l'ouverture et de la fermeture des pores.
[iv] . Quatre, car il y a un point à gauche et un à droite.
[v] . Notons qu'il s'agit des points sources (yuan) de ces deux méridiens.
[vi] . Remarquer l'usage du caractère jian (間), présent en G.I.2 et 3.
[vii] . Le désir, l'attirance yu (欲) est fait de la vallée (谷) et du manque (欠).
[viii] . Cf. Laozi 6 : "L'Esprit du Val est à jamais vivant" (gu shen bu si 谷神不死).
[ix] . Homophonie et jeu de caractère fréquent entre gu 谷, la vallée et gu 穀, les céréales. Ainsi, en SW 5, "les souffles des vallées (gu 谷, ou des céréales, (gu 穀) circulent librement à la Rate."
[x] . Sunzi bingfa, IX, 1.
[xi] . Le Classique des Monts et des Mers, V, 4a, cf. R. Mathieu p.249.
[xii] . Il pourrait s'agit de photophobie.
[xiii] . En restituant le nom du point, d'après le Waitai, juan 39.
[xiv] . Il s'agit de clarifier la chaleur, d'abaisser le feu par les méridiens yang et de nourrir le yin, l'eau des Reins.
[xv] . Soit C.3, soit I.G.8 (Xiaohai). Notons que nous trouvons Hegu mis en équivalence d'effet avec un point he (合), qu'il s'agisse de celui du Shaoyin ou de celui du Taiyang de main.
[xvi] . Feng zhen (風疹) : maladie éruptive infantile, qui se répand comme un vent ou en épidémie; sans doute le genre rubéole.
[xvii] . Jiajie (痂疥) : croûte sur une plaie, le plus souvent avec démangeaison.
[xviii] . L'expression kuiling (魁陵) avec le sens de tertres, petits monticules, est attestée dès le Guoyu (Zhouyu, xia, n°9).
[xix] . Plusieurs explications possibles : remettre en échange les deux viscères du métal et réchauffer le Poumon par le point feu du Gros Intestin; ou évacuer la chaleur réactive apparue au Poumon par suite du blocage par le froid intense.
[xx] . Certains commentateurs signalent, en particulier, les points rong et shu des méridiens de Rate et d'Estomac.
[xxi] . La dernière partie de ces symptômes se trouve, dans certaines éditions, en dépendance de Wenliu (G.I.7). Cf. étude de ce point.
[xxii] . Ces vents pervers attaquent l'œil et troublent la vision.
[xxiii] . On se reportera au SW 47 (Qibinglun) pour une description de ce genre de céphalée. On a des maux de tête (à répétition) qui, finalement, s'accompagnent d'un refroidissement dû au fléchissement, perceptible à partir de l'extrémité des Quatre membres.
[xxiv] . Une sorte de toux, caractérisée par la présence de glaires blancs et comme des filaments d'écume, de mousse (dans les expectorations); le visage est blanc et le pouls est serré ou en corde d'arc en même temps que fin.
[xxv] . Sous le coup de l'effroi, le spasme, la contraction musculaire se déclenche. Elle peut concerner les bras et avant-bras.
[xxvi] . Cf. Hegu, G.I.4.
[xxvii] . Le Zisheng donne ce symptôme pour G.I.5, avec des détails intéressants :
"Maux de dents, on plie (qu 屈, sans doute pour qu 取, prendre) au milieu de l'enfoncement (xian zhong 陷中 = Yangxi) à l'arrière de l'articulation racine du pouce. On applique trois fois la moxibustion. À la première fois, (le patient) ressent le mal aux dents; à la seconde application, il a l'impression qu'il y a des bruits dans les dents; à la troisième, la douleur s'arrête et ne revient plus. Quand la douleur est à gauche, on moxe à droite et vice-versa".
[xxviii] . Cf. étude de Sanjian, (G.I.3) pour ces symptômes.
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