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Philippe Sionneau

Médecine chinoise : divers

À propos du ciel antérieur (xian tian 先天) et du ciel postérieur (hou tian 后天) – PARTIE 5 - Considération sur les Gui

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Par Philippe Sionneau

Académie Supérieure de Médecine Chinoise

À propos du ciel antérieur (xian tian 先天) et du ciel postérieur (hou tian 后天) – PARTIE 5 - Considération sur les Gui


Considération sur les Gui

Par Robert Hawawini

Maintenant que nous avons bien mis en évidence le lien entre la lumière, le temps et le hun, nous allons compléter ces notions par des considérations sur les gui. Elles s’intègrent parfaitement avec le contenu des articles précédents. Les gui ont été définis, nous ne revenons pas dessus. Faisant partie de leur l’idéogramme, ils sont inséparables du (ou des) hun et du (ou des) po. Tant qu’ils sont présents, nous nous mouvons dans un intervalle temporel au sein de la trilogie shen-hun-po qui constitue les shenzang Célestes. Ayant de surcroit une forme, nous sommes forcément dans le Ciel postérieur (houtian). À l’instar de la dualité du yin-yang, nous vivons des alternances de saisie et de rejet, d’amour et de haine, de plaisir et de souffrance, etc…. L’existence ou non du jing va déterminer notre présence dans l’intervalle de la vie ou celui de la mort. Toutefois, dans tous les cas, shen, hun et po sont constamment présents. Tant qu’ils sont actuels, leurs gui les accompagnent. Accompagnant son intervalle en mouvement, seule l’importance relative de chaque entité varie.

Nous avons exclu le yuanshen car il n’est pas un intervalle. Le temps ne s’y déroule pas, il y est dissout. S’il n’y a pas de temps dans le shen du yuanshen, il n’y a pas de hun ; par extension, ni po ni jing ni yi ni zangshen. Yuanshen n’est ni la vie ni la mort. Au-delà des deux, on le désigne par non-vie-non-mort. Ce shen devient la vacuité (xu). Remarquons qu’on ne peut pas le qualifier par rapport à ce qu’il est ; comme le dao, il est hors mots. On qualifie le yuanshen en le rapportant à ce qu’il n’est pas.

L’unique relation que nous devrions avoir avec les gui, c'est-à-dire avec la trilogie shen-hun-po est leur dissolution par le travail alchimique interne (neidan). La mort du shen, ici, le zangshen, n’est pas la mort définitive de l’être. Elle concerne seulement sa part duelle, dite égotique, incluse dans le yin-yang. Elle répond au hun-po notamment et les Cinq Mouvements (wuxing). Ils relient l’homme incarné à l’univers dans le Ciel postérieur (houtian). Quand le po meurt particulièrement, c'est-à-dire la composante la plus lourde de la trilogie, le hun est allégé. Il est libéré pour conduire, élever le shen vers sa dimension incréée, le yuanshen du Ciel antérieur (xiantian). Rappelons avoir écrit que le temps, le déplacement donc, appartient au Foie qui gère la naissance et la mise en mouvement. Demeurant dans ce zang, le hun incarne/désincarne donc la mise en mouvement du temps. C’est lui qui conduit le shen dans le yuanshen. Plus la trilogie shen-hun-po se rapproche du yuanshen, plus le temps se ralenti puisque le hun n’est rien d’autre que le temps lui-même. Par conséquent, le hun aussi meure petit à petit, jusqu’à disparaître, mourir définitivement avec le po dans le yuanshen. En somme, le po dissout l’espace/forme et le hun, le temps. Devenu dissolution de toute forme, cessation du temps, et exclusion de tout gui, le shen devient le yuanshen/Ciel antérieur (xiantian). Il faut bien comprendre qu’il est une conscience immobile, simplement consciente d’elle-même, sans aucun objet d’identification. Par conséquent et inversement, en mouvement grâce au hun et alourdis à cause du po, identifiés à la dualité du yin-yang, nous sommes toujours dans le Ciel postérieur (houtian). Cette mort des hun-po/gui, la seule qualifiée de définitive est irréversible. Elle est entièrement contrôlée par l’immobilité du yuanshen qui dirige toutes les étapes de neidan. Évoluer sans en avoir conscience est une dimension ; en pleine conscience de la présence et de l’expérience de notre invariabilité, une autre. Ainsi, en conservant l’ensemble hun-po/gui, notre mort physique n’est pas une fin en soi. Elle est seulement le passage dans une autre dimension spatio-temporelle.

Dépendant du mouvement de notre hun, le temps n’a aucune réalité intrinsèque : il est complètement imaginaire. Il peut s’accélérer et se ralentir. Prenons pour norme notre temps soli-lunaire. Il oriente notre physiologie, notre psychologie, nos pensées, nos actions et notre expression verbale. Son accélération est traduite par une inflation émotionnelle source de tachycardie, de polypnée, de polyurie, de diarrhée. À l’extrême, on peut citer l’accès maniaque (kuangzheng), le délire, l’hallucination, les psychoses. Les pensées se meuvent plus rapidement qu’à l’état normal. Sans aller jusqu’à ces divers symptômes, nous avons tous fait plus ou moins l’expérience d’un temps qui s’éternisait et inversement, qui passait trop vite. Cette perception est dépendante de la présence du hun. Inversement, le temps est ralenti par le Souffle. Il calme les émotions, ralentit le cœur et la respiration. Nul doute que le temps physique défini par les scientifiques est une dimension, celui de notre corps en est une autre. Les gui même contenus dans le hun mènent la danse ! Et elle est dense.

Rappelons que le yuanshen demeure dans le Cœur et appartient particulièrement au Feu empereur (junhuo). Zangshen, hun, po et gui naissent par et meurent dans yuanshen. L’adage fondamental de toute la hauteur supra-mentale de l’Extrême-Orient est ainsi authentifié : le Vide est forme, la forme est Vide.

L’intériorisation de la conscience orientée vers la connaissance de soi est l’aspect le plus reconnu de l’alchimie interne. Toutefois, elle inclut une orientation plus subtile, mais moins évoquée : le contact avec les forces de l’univers. Le corps de l’homme est aussi le réceptacle des puissances universelles. Que veut bien dire une telle assertion ? Eh bien, pas plus que la connaissance de soi pour celui qui ne l’a jamais réalisée ! Or les deux aspects sont identiques : on rentre dans le macrocosme universel en pénétrant dans son microcosme corporel. Il est inutile de rajouter des mots à d’autres mots pour tenter de l’expliquer. Il s’agit là, d’une expérience intérieure que le verbe ne peut pas traduire. Par l’intermédiaire des sens et des élaborations cognitives, nous ne rentrons pas dans l’univers. Éclairés par la lumière solaire, nous en sommes constamment dehors à l’imaginer avec nos hun. Les sens sont pour la vie extérieure yang, les zang sont pour la vie intérieure yin. Telle est la signification de la « voie du retour ». En dehors des sens, éclairés par la lumière innée du « troisième œil », le mouvement centripète extrême de pénétration intérieur équivaut au mouvement centrifuge extrême d’intégration des forces de l’univers. Ici, dans ce champ inné, en dehors de toute dualité, intérieur et extérieur, centripète et centrifuge sont identiques. Une instance fait donc obstacle à ce qui ne peut pas pénétrer intérieurement pour se diffuser extérieurement. Elle nous confine dans les processus mentaux et sensoriels. Ils plafonnent, obèrent, appauvrissent notre « vision pénétrante » de l’œuvre au blanc symbolisée par l’aigle. Cette instance est les gui mêmes. Dedans vers l’intérieur, dehors vers l’extérieur, les gui sont comme un mur, un voile qui fait rebondir, retourner dans le champ sensori-mental toutes nos tentatives d’aller vers notre soi originel et l’univers. Nous n’en avons pas conscience évidemment. Nous les ressentons seulement à partir du plan des Émotions-Sentiments (qingzhi), des pensées (yi) et des sensations de toutes sortes. Leur mort même dans l’œuvre au rouge de shangdantian fait sauter tous les verrous pour identifier le microcosme au macrocosme. À ce titre ; d’une part, ni la vie ni la mort ne transforment l’être ; d’autre part, mourir avec ses gui ne nous sépare pas du monde. Pendant que le corps est encore en vie, seule leur dissolution permet ce changement.

Revenons à la conception. Nous n’avons pas trouvé la référence ; toutefois, selon le Neijing, la conscience du fœtus arrive quand les deux jing des parents se joignent. Pour la représentation scientifique de la conception, il s’agit de la pénétration du spermatozoïde dans l’ovule. Avant de rentrer dans l’ensemble formé par ces deux semences, le futur petit d’homme est une conscience constituée de shen-hun-po, c'est-à-dire de gui. Ces derniers vont construire le lien, la communauté d’existence entre les trois protagonistes que sont le fœtus et ses deux parents. Un embryon ne peut donc pas aller ailleurs que là où il doit se trouver pour s’incarner. Le gui est comme un point de présent immuable, pérenne. Il se joue des générations, de l’espace, du temps, des continents et des siècles. Une fraction de seconde ou 10000 ans sont pour lui pareils. Il ne sait rien faire d’autre que répéter à l’identique en prenant pour support la trilogie shen-hun-po. Il chevauche constamment le même cheval. Qu’il soit incarné ou pas, n’est pas son problème. À la conception, quand jing/zhi et yi se construisent, les gui s’y déploient. Si aucun travail n’est fait pour dissoudre les gui, pour empêcher leur déplacement, à la mort, ils retournent sur shen-hun-po pour continuer à se mouvoir. C’est alors qu’advient le yinshen sur lequel nous pourrions revenir. N’oublions pas que le caractère gui est inclut dans les idéogrammes de hun et po. Ils sont inséparables. Il n’est pas étonnant que l’humanité passe son temps à répéter les mêmes fondamentaux historiques depuis qu’elle existe.

Pour les difficultés qu’ils représentent, aussi prenants que soient les gui, ils ont leur faille. Tout le génie de la « voie du retour » est construit sur cette faiblesse. Il peut paraître déroutant d’associer la faiblesse aux manifestations psychiques incontrôlables des gui que nous considérons comme toutes puissantes. Et pourtant… Ils sont immuables, invariables quelles que soient les intervalles que nous traversons. Contrairement à la conscience, ils sont incapables de se transformer et d’évoluer ; le shen, oui ! En réalité, les gui ne sont pas une conscience, seul le yuanshen l’est. Peut-être encore le zangshen, nous n’en sommes pas certains ; c’est à préciser. Ramener sa conscience du zangshen vers le yuanshen dans le travail alchimique interne permet de renforcer l’Esprit de manière à le rendre plus fort que les gui. Autant se nourrissent-ils de nos peurs, qu’ils sont apeurés par la lumière innée du yuanshen. Qui peut résister à la vacuité (xu) ? Rien ni personne à part notre Conscience originelle qui est cette vacuité même ! Il faut traverser l’ombre des ténèbres disent les taoïstes, la peur, les gui ; ces notions sont équivalentes. Toutes les traditions spirituelles orientales expliquent que faire l’expérience de la lumière innée fait peur au début. Ensuite, le cheminant s’habitue progressivement ; nous parlons là en termes de dizaines d’années. Autant cédons-nous à nos gui dans la vie profane ; dans la vie sacrée, nos gui cèdent devant notre présence immobile.

Dans l’article précédent, nous avons expliqué que le yang du yangshen ne peut pas se comparer au yang du yin-yang. Revenons maintenant au yinshen. À l’état fœtal, rappelons-nous, les « deux yeux » du fœtus se font face. Le « premier œil » renferme le xing, le « deuxième œil », le ming. À la naissance, ils se séparent. Le xing avec forme (youxing) va au Cœur pour devenir notre conscience apparente. Le ming sans forme (wuxing) se cache dans les profondeurs du corps, dans les Reins ou entre eux. En tous les cas, dans le yin pour agir notre destin. Dans ce ming-ci sont contenus les gui qui appartiennent au jing et se répandent dans tous les zangyin. Les gui sont la partie cachée et perturbée du shen. Ils influencent les hun et les po dont ils constituent leur déséquilibre. Qu’ils soient logés dans le ming, le jing ou les zang, ils appartiennent au yin. La même dimension est concernée avec des appellations différentes. À la mort physique, les trois shenzang célestes quittent le corps. Ils emportent avec eux les gui qui n’ont pas été dissous lors du neidan au cours de la vie. Cela même est le yinshen. Alourdi, impur, il ne peut s’élever pour devenir yangshen qui est yuanyang, lumière innée du « troisième œil ». Comme pour le yang du yangshen et puisqu’il a quitté le corps, le yin du yinshen n’est pas équivalent à celui du yin-yang.

On peut retrouver des liens spécifiques entre les émotions, les sentiments, les pensées, paroles et actions dans une histoire familiale et ancestrale singulière. Cependant, il n’en est pas de même pour les gui. S’ils nous relient à nos ancêtres par des inconscients communs, ils n’appartiennent pas spécifiquement aux lignées humaines. Ils nous unifient à toute la communauté des vivants, particulièrement, celle qui relève du souffle : animaux terrestres et oiseaux. Pour les poissons et les insectes, nous n’avons pas de réponse tranchée. Manifestés différemment selon les spécificités de nos espèces, les gui que nous traversons tous, conditionnent nos interactions émotionnelles : violence/peur ou amour, attirance ou rejet. Toutefois, seul l’être humain a le pouvoir d’éliminer ses gui pour changer le rapport à la collectivité vivante. Les dissoudre influence notre situation intérieure et l’univers entier. Sans transformation de l’environnement intérieur, l’environnement extérieur ne peut pas se renouveler : ils sont les mêmes.

Développons le raisonnement suivant pour justifier notre incertitude concernant les poissons. Ils ne respirent pas, ne parlent pas ou n’émettent pas de sons et n’ont pas de rapports sexuels. Ces trois évènements sont liés. Ils sont indissociables chez les mammifères et les oiseaux. Or, la parole et l’émission de son nous ramènent sur le Cœur-shen-Feu, la respiration sur le Poumon-qi-Métal, la sexualité sur l’Eau-jing-Reins. Ils sont les Trois Trésors (sanbao) de neidan. Faut-il y voir un lien entre cette différence fondamentale et la communauté de gui des seuls vivants du Souffle ? La question reste ouverte.

Proposons un commentaire supplémentaire. Accompagnant la trilogie shen-hun-po, les gui étaient présents avant la conception. Ils précédaient donc l’acte sexuel des parents et la présence du jing. Ils s’y déploieront à la naissance quand le ming se cachera dans les profondeurs du corps, particulièrement, dans le mingmen en lien étroit avec le jing. Une fois incarné, le shen pensant, parlant et agissant, celui des gui du hun et du po, s’associe au Feu ministre (xianghuo) et au zangshen du Ciel postérieur (houtian). On remarque les analogies entre jing/mingmen/xianghuo/zangshen/gui/houtian. L’ensemble gui/hun-po est la partie active de notre être. Elle détermine nos pensées, paroles et actions par l’intermédiaire du Feu ministre (xianghuo). Il reçoit lui-même les ordres de l’immobile Feu empereur (junhuo) connecté avec le Ciel antérieur (xiantian) du yuanshen.

Analysons deux ensembles maintenant ; d’une part, les deux axes, vertical du jingshen et horizontal des hunpo ; d’autre part, les Cinq Substances (wuqi) réparties sur les cinq zang : le Sang (xue) pour le Foie, l’Esprit (shen) pour le Cœur, les Liquides (jinye) pour la Rate, l’Énergie (qi) pour le Poumon, l’Essence (jing) pour les Reins.

D’abord, les deux axes. Le soleil se lève à l’est, analogue au printemps, et se couche à l’ouest, analogue à l’automne. Cette course représente la partie apparente de son cheminement. On ne voit ni le nord/hiver ni le sud/été. Leur présence est supposée à partir de la partie visible de la course solaire. Nord et sud sont invisibles… comme dans le corps ! On ne peut voir ni saisir le nord/hiver/Reins-jing, ni le sud/été/Feu-shen. Par contre, on vit les effets des gui des hunpo sur les émotions, les sentiments, la pensée, la parole et l’action. Avec l’habitude, on voit même directement les gui sur le regard et le visage d’un individu. Jingshen est invisible, hunpo sont visibles. Or les gui sont extraits dans la cuisson alchimique des Reins/jing, c’est l’œuvre au noir. Ils sont visualisés-éliminés dans le Cœur/shen, c’est l’œuvre au rouge. La « voie du retour » est bien un chemin qui commence par une intention, un désir du shen, le mot est secondaire. Elle ne peut s’accomplir sans un minimum de Plénitude (shi) du jing.

Ensuite, les Cinq Substances (wuqi). Shen du Cœur, jing des Reins et qi du Poumon sont invisibles. Xue du Foie et jinye de la Rate sont les supports yin, la partie visible des wuqi. Or shen, jing et qi sont les Trois Trésors (sanbao) qui concourent au travail de neidan.

En considérant les deux ensembles, nous constatons que l’invisible est la source qui transforme le visible. C’est le mystère de chaque conscience. Quand on dit que neidan est la transformation (hua) de la matière par l’Esprit, il s’agit de cela : c’est bien la transformation (hua) du corps qui témoigne de la puissance de l’Esprit. Cette puissance dépend du lien que nous entretenons avec le mystère de yuanshen. Il agit par l’intermédiaire du rôle de hua présent uniquement dans la Rate pour l’acquis et les Reins pour l’inné. Pour la physiologie ou pour neidan qui aboutit à l’extraction les gui cachés en profondeur, la fonction est la même.

Dans un précédent article, nous écrivions que le seul intervalle de conscience où les trois regards, le « premier œil » du fœtus, le « deuxième œil » du mingmen et le « troisième œil » du yuanshen sont consciemment visibles est l’état fœtal. Le « premier œil » du fœtus va devenir son zangshen ; le « deuxième œil » contient les gui qui vont perturber le zangshen, tandis que « troisième œil » du yuanshen développe la forme (xing) du fœtus par l’intermédiaire de la fonction hua du jing/mingmen. En mouvement, le « premier œil » et le « deuxième œil » font partie du Ciel postérieur (houtian), tandis qu’immobile, le « troisième œil » est le Ciel antérieur (xiantian). On imagine sa puissance transformatrice puisqu’il doit fabriquer de novo un corps humain entier en neuf mois. Cette fabrication peut être entravée par les gui. Sans nul doute, la « voie du retour » signifie le retour vers cette pleine action du yuanshen qui influence la cuisson alchimique pour extraire/éliminer les gui.

Avec Ge Hong, nous pouvons dire que le mystère, celui de la vacuité créatrice, l’état même de yuanshen, est à l’origine des mondes visibles et invisibles. Tout le reste, le discours imaginaire sur la spiritualité compris, n’est que verbiage. Il nous maintient sans changement dans l’espace-temps de notre vie incarnée. Il ne nous sépare pas non plus de l’espace-temps de notre intervalle post-mortem… ou pré-conceptionnel. Qu’importe : ils sont les mêmes !

 

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